Réunis au sein du Groupe des Dix, les partenaires sociaux négocient sur les conditions salariales et de travail dans le secteur privé depuis janvier. Ces négociations sont cependant compliquées car les syndicats contestent la marge salariale plafonnée à 0,4% pour les deux prochaines années, tandis que le patronat fait valoir la faible marge de manoeuvre en cette période de crise sanitaire et économique.

Les tentatives de dégager un accord ont échoué. L'échéance légale est fixée au 14 mars mais aucune nouvelle consultation n'est prévue pour le moment.

Les syndicats souhaitent surtout que la norme salariale ne soit qu'indicative, ce qui permettrait aux secteurs en bonne santé (le secteur pharmaceutique ou les supermarchés entre autres) de dépasser la norme salariale de 0,4%.

En cas d'échec définitif, le gouvernement fédéral devra reprendre la main.

Pour intensifier la pression, les deux principaux syndicats, la CSC et la FGTB, appellent à une large journée d'actions assortie de grèves dans diverses entreprises et organisations du pays le lundi 29 mars.

Les revendications syndicales portent également sur une "augmentation sensible" du salaire minimum et des bas salaires, des accords afin d'améliorer les fins de carrière et une modification de la loi sur la norme salariale, modifiée en 2017.

Dans des premières réactions, les organisations patronales ont partagé leur incompréhension face à cette décision. "Le summum de l'irréalité? Après le plus gros choc économique jamais connu de -6,5% du PIB, paralyser le pays car une augmentation des salaires de 3,2% est trop faible. Il faut le faire", écrit sur Twitter Pieter Timmermans, CEO de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB).

Réunis au sein du Groupe des Dix, les partenaires sociaux négocient sur les conditions salariales et de travail dans le secteur privé depuis janvier. Ces négociations sont cependant compliquées car les syndicats contestent la marge salariale plafonnée à 0,4% pour les deux prochaines années, tandis que le patronat fait valoir la faible marge de manoeuvre en cette période de crise sanitaire et économique. Les tentatives de dégager un accord ont échoué. L'échéance légale est fixée au 14 mars mais aucune nouvelle consultation n'est prévue pour le moment. Les syndicats souhaitent surtout que la norme salariale ne soit qu'indicative, ce qui permettrait aux secteurs en bonne santé (le secteur pharmaceutique ou les supermarchés entre autres) de dépasser la norme salariale de 0,4%. En cas d'échec définitif, le gouvernement fédéral devra reprendre la main. Pour intensifier la pression, les deux principaux syndicats, la CSC et la FGTB, appellent à une large journée d'actions assortie de grèves dans diverses entreprises et organisations du pays le lundi 29 mars. Les revendications syndicales portent également sur une "augmentation sensible" du salaire minimum et des bas salaires, des accords afin d'améliorer les fins de carrière et une modification de la loi sur la norme salariale, modifiée en 2017. Dans des premières réactions, les organisations patronales ont partagé leur incompréhension face à cette décision. "Le summum de l'irréalité? Après le plus gros choc économique jamais connu de -6,5% du PIB, paralyser le pays car une augmentation des salaires de 3,2% est trop faible. Il faut le faire", écrit sur Twitter Pieter Timmermans, CEO de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB).