En rythme annuel, l'expansion du Produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis s'est établie à 2% d'avril à juin conformément aux attentes des analystes, au lieu de 2,1% pour la première estimation.

Cela confirme le net ralentissement par rapport au 1er trimestre (3,1%). Mais cette croissance reste relativement soutenue, largement tirée par la vitalité du consommateur américain.

La progression des dépenses de consommation en effet, locomotive traditionnelle de l'économie américaine, a été révisée en hausse à 4,7%, son meilleur score en presque cinq ans.

Les consommateurs ont acquis davantage de biens durables, allant des voitures aux équipements électro-ménagers. Ces achats ont grimpé de 8,8%, du jamais vu depuis plus de quinze ans.

Cela a permis de compenser les mauvaises nouvelles du côté des investissements des entreprises (-0,6%) et surtout du commerce qui souffre visiblement de la confrontation avec la Chine. Les exportations américaines ont chuté plus fortement que précédemment estimé à -5,8%, coûtant 0,7 point de croissance au PIB.

C'est leur plus mauvaise performance depuis le 3e trimestre 2018 lorsque l'administration Trump a entamé sa guerre commerciale.

Les importations ont, elles, quasiment stagné (+0,1%).

Les dépenses du gouvernement ont fait un bond de 4,5%, un chiffre révisé en légère baisse par rapport à la première estimation, mais qui demeure la hausse la plus forte en dix ans. Cette progression s'explique notamment par un rattrapage de dépenses liées au "shutdown", la fermeture partielle des services administratifs intervenue à la fin de l'année dernière.