Le Produit intérieur brut (PIB) a progressé de 2,3% en rythme annuel de janvier à mars, alors que les analystes s'attendaient à 2,1%. Même si c'est inférieur à l'expansion du dernier trimestre de 2017 (2,9%), il s'agit du meilleur trimestre hivernal depuis deux ans.

"La croissance du PIB reflète des contributions positives du côté des investissements, de la consommations, des exportations et des investissements dans les stocks", a indiqué le ministère.

Le progrès des dépenses de consommation a nettement ralenti à 1,1% par rapport au rythme difficilement soutenable de 4% observé à la fin de 2017 qui avait été dopé par l'optimisme de la bourse et le rebond d'activité après les ouragans. De janvier à mars, ce sont les services qui ont tiré la consommation alors que les ventes de biens ont baissé.

La consommation a compté pour 0,73 point dans la croissance au lieu de 2,75 point au trimestre précédent.

L'impact des réductions d'impôt décidé fin décembre et de l'augmentation des dépenses budgétaires adoptée en février était encore peu visible du côté des consommateurs.

En revanche, du côté des entreprises, principales bénéficiaires de la réforme fiscale décidée par Donald Trump, les investissements vont bon train (+7,3%).

Les investissements ont représenté 1,19 point de croissance, la reconstitution des stocks, épuisés par les fortes ventes du trimestre précédent, ayant compté pour 0,43 point.

Un baromètre souvent considéré comme plus significatif du réel dynamisme de l'activité, celui des ventes finales intérieures qui ne compte ni les stocks ni les importations, montre une croissance de 1,9%, bien ralentie par rapport au 3,4% du trimestre précédent.

Du côté du commerce extérieur, un des chevaux de bataille de l'administration Trump, les exportations ont poursuivi leur hausse (+4,8%). Autre point qui devrait satisfaire l'administration, les importations ont ralenti leur rythme de progression à +2,6% contre +14,1% à la fin de l'année dernière.

Les dépenses du gouvernement ont aussi participé à l'expansion, avançant de 1,2% même si c'est plus faiblement qu'au dernier trimestre 2017 (+3%).

Les dépenses militaires ont grimpé de 1,9% après +5,5% au 4e trimestre.

Le marché immobilier a stagné, handicapé par le manque de stocks de logements à vendre, ce qui fait grimper les prix.

Une deuxième estimation du PIB sera publiée le 30 mai.

Sur l'année, l'économie américaine, stimulée par les baisses d'impôts et un meilleur environnement économique international, devrait accélérer à 2,7% selon la banque centrale, après 2,3% en 2017. Les prévisions du FMI sont plus optimistes à 2,9%. Cela reste inférieur aux plans de Donald Trump qui veut faire croître durablement l'économie américaine à plus de 3%.

Le ministère a par ailleurs publié l'indice du coût de l'emploi qui a accéléré à +0,8% après +0,6% au dernier trimestre 2017. C'est le meilleur rythme d'augmentation des salaires et prestations sociales depuis un an.