Dans un entretien à l'AFP, Mme Vestager a souligné qu'il était important de "travailler sur une concurrence loyale non seulement dans l'application des règles de concurrence, mais aussi en matière de réciprocité". "Je pense que c'est un problème si, par exemple, on permet à une entreprise chinoise de faire des affaires en Europe, mais qu'il existe des limites assez strictes quant à la manière dont une entreprise européenne peut faire des affaires en Chine", a-t-elle ajouté.

"Deuxièmement, je pense qu'il est important que nous puissions filtrer les investissements directs étrangers" pour protéger "l'ordre public, la sécurité et la cybersécurité" dans l'UE, a-t-elle poursuivi. L'UE devrait s'entendre d'ici la fin de l'année sur un "cadre" européen pour le contrôle des investissements étrangers en son sein, afin de répondre à l'inquiétude de ses plus grands Etats membres face aux acquisitions, principalement chinoises, dans leurs secteurs stratégiques.

La France, l'Allemagne et - à l'époque - l'Italie, inquiètes de voir des groupes étrangers, notamment chinois, s'offrir à moindre coût et de manière qu'ils jugent déloyale une expertise et des technologies clés en rachetant leurs entreprises, réclament de longue date une législation européenne permettant de filtrer certaines opérations.

Questionnée sur la fusion des géants du rail, Siemens et Alstom, défendue par Paris et Berlin notamment pour mieux faire face à la concurrence chinoise, Mme Vestager a rappelé qu'elle était en cours d'examen. "La décision va prendre encore quelque temps", a-t-elle dit.

Dans un entretien à l'AFP, Mme Vestager a souligné qu'il était important de "travailler sur une concurrence loyale non seulement dans l'application des règles de concurrence, mais aussi en matière de réciprocité". "Je pense que c'est un problème si, par exemple, on permet à une entreprise chinoise de faire des affaires en Europe, mais qu'il existe des limites assez strictes quant à la manière dont une entreprise européenne peut faire des affaires en Chine", a-t-elle ajouté. "Deuxièmement, je pense qu'il est important que nous puissions filtrer les investissements directs étrangers" pour protéger "l'ordre public, la sécurité et la cybersécurité" dans l'UE, a-t-elle poursuivi. L'UE devrait s'entendre d'ici la fin de l'année sur un "cadre" européen pour le contrôle des investissements étrangers en son sein, afin de répondre à l'inquiétude de ses plus grands Etats membres face aux acquisitions, principalement chinoises, dans leurs secteurs stratégiques. La France, l'Allemagne et - à l'époque - l'Italie, inquiètes de voir des groupes étrangers, notamment chinois, s'offrir à moindre coût et de manière qu'ils jugent déloyale une expertise et des technologies clés en rachetant leurs entreprises, réclament de longue date une législation européenne permettant de filtrer certaines opérations. Questionnée sur la fusion des géants du rail, Siemens et Alstom, défendue par Paris et Berlin notamment pour mieux faire face à la concurrence chinoise, Mme Vestager a rappelé qu'elle était en cours d'examen. "La décision va prendre encore quelque temps", a-t-elle dit.