Face aux "défis" de l'après-pandémie, "la politique commerciale doit soutenir pleinement les transformations écologiques et numériques de notre économie", a déclaré Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne.

L'exécutif européen, qui conduit la politique commerciale des Vingt-Sept, souhaite par ailleurs "prendre la tête des efforts mondiaux de réforme" de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Dans cette stratégie destinée à piloter le commerce européen sur la prochaine décennie, la Commission propose que de futurs accords commerciaux soient conditionnés au respect de l'accord de Paris de 2015 sur le climat - une exigence faisant défaut à de précédents accords signés par l'UE.

Les questions environnementales et climatiques sont déjà au coeur des réticences de plusieurs Etats européens concernant la ratification de l'accord de libre-échange entre le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) et l'UE, face aux craintes de déforestation massive dans l'Amazonie.

Bruxelles entend aussi affirmer son indépendance face aux superpuissances commerciales que sont les États-Unis et la Chine, en déployant un multilatéralisme actif notamment en direction de l'Inde et des pays africains.

Aux yeux de l'UE, le rééquilibrage des échanges mondiaux passe par une révision profonde de l'OMC (164 membres), paralysée par le désengagement des Etats-Unis, Washington accusant la Chine de pratiques abusives et jugeant les règles de l'organisation insuffisantes pour y remédier.

La récente nomination de la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, qui prendra le 1er mars la tête de l'OMC, "représente l'occasion de prendre un nouveau départ", estime la Commission.

De même, les Européens tablent sur une coopération plus approfondie avec l'administration du nouveau président américain Joe Biden, après quatre années de relations houleuses en raison des politiques protectionnistes de l'ex-président Donald Trump.

L'UE a également assuré jeudi qu'elle mettrait en place des mécanismes pour garantir dans ses accords commerciaux que les entreprises n'aient pas recours au travail forcé - sujet particulièrement sensible après la signature par Bruxelles en décembre d'un accord d'investissement controversé avec la Chine.

La ratification de cet accord s'annonce difficile, le Parlement européen s'y montrant farouchement hostile en raison des atteintes aux droits humains imputées à Pékin et de la situation de la minorité musulmane ouïghoure, victime selon des ONG et Etats occidentaux d'une politique d'internement de masse et de travail forcé.

"La nouvelle stratégie de politique commerciale publiée aujourd'hui par la Commission va dans le bon sens", a réagi le ministre français du Commerce extérieur, Franck Riester, soulignant l'urgence de "construire une véritable autonomie stratégique européenne" face à la crise du Covid-19.

A cet égard, "l'Union européenne doit mieux défendre nos intérêts et renforcer son arsenal face aux pratiques déloyales, tout en s'engageant pour une réforme de l'OMC au service des biens communs et d'une concurrence plus équitable à l'échelle mondiale", a ajouté le ministre français dans une déclaration transmise à l'AFP.

Face aux "défis" de l'après-pandémie, "la politique commerciale doit soutenir pleinement les transformations écologiques et numériques de notre économie", a déclaré Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission européenne.L'exécutif européen, qui conduit la politique commerciale des Vingt-Sept, souhaite par ailleurs "prendre la tête des efforts mondiaux de réforme" de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a-t-il dit lors d'une conférence de presse.Dans cette stratégie destinée à piloter le commerce européen sur la prochaine décennie, la Commission propose que de futurs accords commerciaux soient conditionnés au respect de l'accord de Paris de 2015 sur le climat - une exigence faisant défaut à de précédents accords signés par l'UE.Les questions environnementales et climatiques sont déjà au coeur des réticences de plusieurs Etats européens concernant la ratification de l'accord de libre-échange entre le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) et l'UE, face aux craintes de déforestation massive dans l'Amazonie.Bruxelles entend aussi affirmer son indépendance face aux superpuissances commerciales que sont les États-Unis et la Chine, en déployant un multilatéralisme actif notamment en direction de l'Inde et des pays africains.Aux yeux de l'UE, le rééquilibrage des échanges mondiaux passe par une révision profonde de l'OMC (164 membres), paralysée par le désengagement des Etats-Unis, Washington accusant la Chine de pratiques abusives et jugeant les règles de l'organisation insuffisantes pour y remédier.La récente nomination de la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, qui prendra le 1er mars la tête de l'OMC, "représente l'occasion de prendre un nouveau départ", estime la Commission.De même, les Européens tablent sur une coopération plus approfondie avec l'administration du nouveau président américain Joe Biden, après quatre années de relations houleuses en raison des politiques protectionnistes de l'ex-président Donald Trump.L'UE a également assuré jeudi qu'elle mettrait en place des mécanismes pour garantir dans ses accords commerciaux que les entreprises n'aient pas recours au travail forcé - sujet particulièrement sensible après la signature par Bruxelles en décembre d'un accord d'investissement controversé avec la Chine.La ratification de cet accord s'annonce difficile, le Parlement européen s'y montrant farouchement hostile en raison des atteintes aux droits humains imputées à Pékin et de la situation de la minorité musulmane ouïghoure, victime selon des ONG et Etats occidentaux d'une politique d'internement de masse et de travail forcé."La nouvelle stratégie de politique commerciale publiée aujourd'hui par la Commission va dans le bon sens", a réagi le ministre français du Commerce extérieur, Franck Riester, soulignant l'urgence de "construire une véritable autonomie stratégique européenne" face à la crise du Covid-19. A cet égard, "l'Union européenne doit mieux défendre nos intérêts et renforcer son arsenal face aux pratiques déloyales, tout en s'engageant pour une réforme de l'OMC au service des biens communs et d'une concurrence plus équitable à l'échelle mondiale", a ajouté le ministre français dans une déclaration transmise à l'AFP.