Le commissaire à la Justice Didier Reynders a mis en garde mardi contre les produits, parfois présentés comme des "remèdes miracles", qui sont apparus par millions sur internet pendant la crise du coronavirus. Et a dénoncé les "vendeurs qui trouvent de nouveaux moyens d'exploiter la vulnérabilité des consommateurs et de contourner les contrôles existants pendant la pandémie".

A la date du 1er juillet, 63 notifications ont été lancées via le système d'alerte rapide européen concernant des masques et une dizaine d'autres concernant des combinaisons de protection, des désinfectants pour les mains ou encore des "baguettes" de désinfection par UV.

Des mesures de suivi ont été prises en conséquence, précise la Commission dans un communiqué.

La Commission a sollicité la coopération des principales plateformes de vente en ligne, dont Amazon, Ebay, AliExpress ou Cdiscount.

"La démarche a surtout consisté à leur demander de retirer très vite un certain nombre d'annonces et de produits des plateformes en ligne", a précisé M. Reynders lors d'une conférence de presse.

Le commissaire a également été en contact avec les responsables des douanes en Chine pour un travail en amont sur la sécurité des produits exportés.

"Il y a des enquêtes qui ont été lancées concernant l'arrivée sur le marché d'un certain nombre de produits qui posent des problèmes de sécurité", a-t-il indiqué.

Des tests vont continuer d'être réalisés dans les prochains mois sur les produits liés au coronavirus.

Didier Reynders a présenté mardi le rapport annuel sur l'activité du système d'alerte, qui existe depuis 2003.

En 2019, les 31 pays participant au système d'alerte rapide (UE, Royaume-Uni, Norvège, Islande et Liechtenstein) ont lancé 2.243 alertes via le système, donnant lieu à 4.477 actions de suivi. Une hausse de 10% en un an et de 63% depuis 2015.

Les catégories de produits les plus signalées sont les jouets (29% du total), les véhicules à moteur (23%) et les appareils et équipements électriques (8%). Mais les avertissements concernent aussi les cosmétiques, les vêtements, et d'autres équipements pour enfants.

Brandissant un jouet calciné pendant la conférence de presse, Didier Reynders a par exemple mis en garde contre un ours en peluche "qui peut causer des chocs électriques", ou une bouillotte recouverte d'un renne en peluche "qui ne résiste pas aux températures élevées".

Le Bureau européen des unions de consommateurs (Beuc) a déploré à cette occasion une législation désuète.

"Elle date de 2001 et n'est pas faite pour l'ère des achats en ligne", dénonce le Beuc. "Les consommateurs peuvent désormais acheter directement auprès de producteurs établis en dehors de l'UE, mais la traçabilité (des produits) peut être difficile par la suite".

Le commissaire à la Justice Didier Reynders a mis en garde mardi contre les produits, parfois présentés comme des "remèdes miracles", qui sont apparus par millions sur internet pendant la crise du coronavirus. Et a dénoncé les "vendeurs qui trouvent de nouveaux moyens d'exploiter la vulnérabilité des consommateurs et de contourner les contrôles existants pendant la pandémie".A la date du 1er juillet, 63 notifications ont été lancées via le système d'alerte rapide européen concernant des masques et une dizaine d'autres concernant des combinaisons de protection, des désinfectants pour les mains ou encore des "baguettes" de désinfection par UV.Des mesures de suivi ont été prises en conséquence, précise la Commission dans un communiqué.La Commission a sollicité la coopération des principales plateformes de vente en ligne, dont Amazon, Ebay, AliExpress ou Cdiscount."La démarche a surtout consisté à leur demander de retirer très vite un certain nombre d'annonces et de produits des plateformes en ligne", a précisé M. Reynders lors d'une conférence de presse.Le commissaire a également été en contact avec les responsables des douanes en Chine pour un travail en amont sur la sécurité des produits exportés."Il y a des enquêtes qui ont été lancées concernant l'arrivée sur le marché d'un certain nombre de produits qui posent des problèmes de sécurité", a-t-il indiqué.Des tests vont continuer d'être réalisés dans les prochains mois sur les produits liés au coronavirus.Didier Reynders a présenté mardi le rapport annuel sur l'activité du système d'alerte, qui existe depuis 2003. En 2019, les 31 pays participant au système d'alerte rapide (UE, Royaume-Uni, Norvège, Islande et Liechtenstein) ont lancé 2.243 alertes via le système, donnant lieu à 4.477 actions de suivi. Une hausse de 10% en un an et de 63% depuis 2015.Les catégories de produits les plus signalées sont les jouets (29% du total), les véhicules à moteur (23%) et les appareils et équipements électriques (8%). Mais les avertissements concernent aussi les cosmétiques, les vêtements, et d'autres équipements pour enfants.Brandissant un jouet calciné pendant la conférence de presse, Didier Reynders a par exemple mis en garde contre un ours en peluche "qui peut causer des chocs électriques", ou une bouillotte recouverte d'un renne en peluche "qui ne résiste pas aux températures élevées".Le Bureau européen des unions de consommateurs (Beuc) a déploré à cette occasion une législation désuète."Elle date de 2001 et n'est pas faite pour l'ère des achats en ligne", dénonce le Beuc. "Les consommateurs peuvent désormais acheter directement auprès de producteurs établis en dehors de l'UE, mais la traçabilité (des produits) peut être difficile par la suite".