Entso-E, l'association des gestionnaires de réseaux de transport d'électricité européens, a fait part d'une "demande urgente" de la part du gestionnaire du réseau ukrainien, Ukrenergo. L'Ukraine était synchronisée avec le réseau électrique russe jusqu'à son invasion la semaine dernière. Le réseau ukrainien fonctionne de manière isolée depuis lors. Selon la commissaire européenne à l'Énergie Kadri Simson, il y a eu un large accord cet après-midi entre ministres pour répondre favorablement à la demande ukrainienne. "Techniquement, il s'agit d'un défi important, mais c'est quelque chose de concret que nous pouvons faire pour l'Ukraine, en tant qu'Européens." La commissaire rappelle que la synchronisation des réseaux ukrainien et d'Europe continentale est en gestation depuis des années et qu'elle aurait dû être finalisée l'an prochain.

Les gestionnaires de réseau doivent se pencher sur les conditions techniques et les questions de sécurité. "Le réseau doit être sécurisé aux normes européennes, pour éviter d'être confrontés à un black-out dans toute l'Europe si l'armée russe contrôle une centrale électrique en Ukraine", avait souligné le ministre allemand de l'Économie et du Climat Robert Habeck, avant la réunion ministérielle.

Les États membres veillent également à approvisionner l'Ukraine en carburants. La Belgique a ainsi déjà annoncé l'envoi de 3.800 tonnes de carburant. La Commission et les Etats membres étudient des pistes pour maximiser les approvisionnements depuis l'extérieur de l'Europe, en particulier pour le gaz naturel liquéfié (GNL). La Belgique, en tant que plaque tournante européenne pour le gaz naturel, a proposé d'utiliser un maximum le port de Zeebrugge pour approvisionner nos pays voisins, selon la ministre de l'Energie Tinne Van der Straeten. En ce qui concerne le pétrole, les Etats membres sont prêts à débloquer leurs stocks stratégiques, ajoute-t-elle.

"La hausse des prix du pétrole inquiète. Les Etats membres de l'UE ont plus de 90 jours de réserves stratégiques et ils pourraient libérer une partie des stocks pour stabiliser le marché", a en effet déclaré la commissaire Kadri Simson, citée par l'AFP. "On peut mobiliser les réserves stratégiques quand il a une rupture des approvisionnements. C'est arrivé trois fois dans l'histoire, dont une fois à cause de l'ouragan Katrina" aux Etats-Unis, a-t-elle précisé.

Tinne Van der Straeten a par ailleurs déclaré que son appel à prendre des mesures visant à limiter la hausse des prix de l'énergie avait été largement soutenu. La ministre plaide pour un plafonnement européen des prix du gaz.

(Belga/AFP)

Entso-E, l'association des gestionnaires de réseaux de transport d'électricité européens, a fait part d'une "demande urgente" de la part du gestionnaire du réseau ukrainien, Ukrenergo. L'Ukraine était synchronisée avec le réseau électrique russe jusqu'à son invasion la semaine dernière. Le réseau ukrainien fonctionne de manière isolée depuis lors. Selon la commissaire européenne à l'Énergie Kadri Simson, il y a eu un large accord cet après-midi entre ministres pour répondre favorablement à la demande ukrainienne. "Techniquement, il s'agit d'un défi important, mais c'est quelque chose de concret que nous pouvons faire pour l'Ukraine, en tant qu'Européens." La commissaire rappelle que la synchronisation des réseaux ukrainien et d'Europe continentale est en gestation depuis des années et qu'elle aurait dû être finalisée l'an prochain. Les gestionnaires de réseau doivent se pencher sur les conditions techniques et les questions de sécurité. "Le réseau doit être sécurisé aux normes européennes, pour éviter d'être confrontés à un black-out dans toute l'Europe si l'armée russe contrôle une centrale électrique en Ukraine", avait souligné le ministre allemand de l'Économie et du Climat Robert Habeck, avant la réunion ministérielle. Les États membres veillent également à approvisionner l'Ukraine en carburants. La Belgique a ainsi déjà annoncé l'envoi de 3.800 tonnes de carburant. La Commission et les Etats membres étudient des pistes pour maximiser les approvisionnements depuis l'extérieur de l'Europe, en particulier pour le gaz naturel liquéfié (GNL). La Belgique, en tant que plaque tournante européenne pour le gaz naturel, a proposé d'utiliser un maximum le port de Zeebrugge pour approvisionner nos pays voisins, selon la ministre de l'Energie Tinne Van der Straeten. En ce qui concerne le pétrole, les Etats membres sont prêts à débloquer leurs stocks stratégiques, ajoute-t-elle. "La hausse des prix du pétrole inquiète. Les Etats membres de l'UE ont plus de 90 jours de réserves stratégiques et ils pourraient libérer une partie des stocks pour stabiliser le marché", a en effet déclaré la commissaire Kadri Simson, citée par l'AFP. "On peut mobiliser les réserves stratégiques quand il a une rupture des approvisionnements. C'est arrivé trois fois dans l'histoire, dont une fois à cause de l'ouragan Katrina" aux Etats-Unis, a-t-elle précisé.Tinne Van der Straeten a par ailleurs déclaré que son appel à prendre des mesures visant à limiter la hausse des prix de l'énergie avait été largement soutenu. La ministre plaide pour un plafonnement européen des prix du gaz.(Belga/AFP)