L'Organisation internationale du travail doit devenir le chef de file de ceux qui appellent à plus de justice sociale et des changements profonds de la mondialisation, a estimé mercredi Juan Somavia, directeur du secrétariat de l'OIT, en ouvrant la 100e assemblée de l'institution.

"De la place Tahrir à la Puerta del Sol, dans les rues et places de nombreux pays, nous sommes témoins de la naissance d'un mouvement social et populaire mené par la jeunesse, qui peut changer le monde", a indiqué Juan Somavia devant les milliers de délégués réunis à Genève jusqu'au 17 juin. Ces jeunes sont "les porte-parole des 3,5 milliards de personnes silencieuses" dont les revenus sont équivalents à ceux des 61 millions de personnes les plus riches du monde.

Pour le directeur du secrétariat de l'OIT, ils expriment une revendication connue dans la plus vieille institution de l'ONU : avoir une chance de trouver un travail décent. Leurs espoirs "doivent être au coeur de notre action. Telle est l'essence de ce que nous devons trouver durant cette session."

Ces espoirs appellent toutefois des modifications profondes du modèle actuel de croissance qui, selon l'OIT, a montré son inefficacité en creusant sans cesse les inégalités, conduisant également à des niveaux de chômage record depuis 2009 avec plus de 200 millions de sans-emploi dans le monde. "Si nous recommençons comme avant, nous retomberons tôt ou tard dans la crise", prévient Juan Somavia, plaidant pour une "croissance efficace sur le plan économique et social".

Trends.be, avec Belga

L'Organisation internationale du travail doit devenir le chef de file de ceux qui appellent à plus de justice sociale et des changements profonds de la mondialisation, a estimé mercredi Juan Somavia, directeur du secrétariat de l'OIT, en ouvrant la 100e assemblée de l'institution."De la place Tahrir à la Puerta del Sol, dans les rues et places de nombreux pays, nous sommes témoins de la naissance d'un mouvement social et populaire mené par la jeunesse, qui peut changer le monde", a indiqué Juan Somavia devant les milliers de délégués réunis à Genève jusqu'au 17 juin. Ces jeunes sont "les porte-parole des 3,5 milliards de personnes silencieuses" dont les revenus sont équivalents à ceux des 61 millions de personnes les plus riches du monde.Pour le directeur du secrétariat de l'OIT, ils expriment une revendication connue dans la plus vieille institution de l'ONU : avoir une chance de trouver un travail décent. Leurs espoirs "doivent être au coeur de notre action. Telle est l'essence de ce que nous devons trouver durant cette session."Ces espoirs appellent toutefois des modifications profondes du modèle actuel de croissance qui, selon l'OIT, a montré son inefficacité en creusant sans cesse les inégalités, conduisant également à des niveaux de chômage record depuis 2009 avec plus de 200 millions de sans-emploi dans le monde. "Si nous recommençons comme avant, nous retomberons tôt ou tard dans la crise", prévient Juan Somavia, plaidant pour une "croissance efficace sur le plan économique et social".Trends.be, avec Belga