C'est le plus bas niveau depuis l'automne 2016 pour l'indice des prix basé sur les dépenses de consommation (PCE), mesure préférée de la Banque centrale (Fed) pour observer l'évolution des prix. Sur un mois, les prix ont reculé de 0,1%.

Ce ralentissement de l'évolution des prix s'explique surtout par le recul des prix de l'énergie. Hors prix alimentaires et énergétiques, la croissance de l'indice PCE s'est établie à 1,8% sur un an en janvier contre 2% en décembre. Sur le mois, cette inflation sous-jacente est en très légère hausse de 0,1%.

Le ministère n'a pas pu encore établir le niveau de cet indice pour février à cause des retards pris dans la publication des statistiques à cause de la fermeture partielle des services administratifs ("shutdown") en janvier.

En février, les revenus des ménages ont augmenté de 0,2% sur le mois, après un repli de 0,1% en janvier. Le niveau de leurs dépenses, moteur de l'économie américaine, n'a pas été encore calculé pour février.

Pour janvier, les dépenses des ménages ont très légèrement progressé de 0,1%, se redressant par rapport à la chute de 0,6% de décembre, qui s'était inscrite comme le plus fort recul depuis dix ans.

Face à cette faible inflation, la Fed a décidé ce mois-ci de renoncer à ses projets de hausses de taux d'intérêt cette année. Elle prône "la patience" avant d'agir à nouveau sur le coût du crédit.