Le Bureau du Plan a chiffré l'impact budgétaire de cette mesure. L'Etat économisera 731 millions dans les dépenses de pension à l'horizon 2060, car tous les fonctionnaires, et dans une moindre mesure les indépendants, ne rachèteront pas leurs années d'études (tous n'y ont d'ailleurs pas intérêt). Le ministre jure ses grands die...

Le Bureau du Plan a chiffré l'impact budgétaire de cette mesure. L'Etat économisera 731 millions dans les dépenses de pension à l'horizon 2060, car tous les fonctionnaires, et dans une moindre mesure les indépendants, ne rachèteront pas leurs années d'études (tous n'y ont d'ailleurs pas intérêt). Le ministre jure ses grands dieux que cette économie ne sera pas réalisée sur le dos des pensionnés, dont les allocations seront augmentées. Comment est-il possible qu'à la fois l'Etat et les pensionnés y gagnent ? " Parce que les gens travailleront plus longtemps du fait du recul de l'âge de la pension et de l'allongement des carrières, répond Daniel Bacquelaine. Quand une personne travaille deux ans de plus, nous économisons deux années de dépense de pension, c'est énorme. La réforme laisse le libre choix : régulariser les années d'études dans de bonnes conditions, travailler plus longtemps ou ne prendre aucune des deux options et, alors oui, la pension risque de diminuer. " Pendant la période transitoire qui court jusqu'en 2020, tous les Belges, quel que soit leur âge, peuvent racheter leurs années d'études. Le Bureau du Plan s'attend à ce que 100.000 personnes, surtout des salariés, franchissent le pas. En trois ans, cela amènera un demi-milliard d'euros dans les caisses de l'Etat. Une manne précieuse pour un gouvernement qui peine à ramener les finances publiques à l'équilibre, au point d'avoir dû se résoudre à reporter l'échéance de 2018 à 2019.