Johan Van Overtveldt est tout sauf un idiot. Alors, on se gratte la tête pour essayer de comprendre pourquoi ses deux premières années à la tête du ministère des Finances se résument à une accumulation d'approximations et de projets bancals ; pourquoi il gonfle systématiquement les prévisions de recettes fiscales et contraint le gouvernement fédéral à des ajustements budgétaires de plus en plus douloureux. L'interrogation est d'autant plus de mise que son parti - la N-VA - et lui n'ont jamais eu la moindre indulgence pour les écarts de prévision des précédents ministres des Finances. Didier Reynders en sait quelque chose et, connaissant son cynisme légendaire, la situation actuelle doit parfois l'amuser un brin...
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