L'institution de Washington table désormais sur une hausse du produit intérieur brut mondial de 4,4%, soit une baisse de 0,5 point de pourcentage comparé à ses projections d'octobre et après 5,9% l'an passé.

"La croissance ralentit alors que les économies sont aux prises avec des ruptures d'approvisionnement, une inflation plus élevée, des dettes record et l'incertitude persistante", a résumé mardi Gita Gopinath, son économiste en chef dans un billet de blog publié avec les prévisions actualisées.

L'inflation devrait s'élever cette année en moyenne dans les économies avancées à 3,9% (+1,6 point) et dans les économies émergentes et en développement à 5,9% (+1 point), avant de ralentir en 2023, a détaillé le FMI.

Ses prévisions de croissance ont été révisées en baisse pour une grande majorité de pays. Seule une région (Moyen-Orient et Asie centrale) et une poignée de pays dont l'Inde, le Japon et l'Argentine font exception.

Le ralentissement de la croissance mondiale est "essentiellement" la conséquence d'une expansion moins vigoureuse aux États-Unis et en Chine: respectivement +4% (-1,2 point) et +4,8% (-0,8 point) attendus cette année, explique le FMI.

Dans le cas de la première économie du monde, le Fonds a retiré de ses projections de base les bénéfices que pourrait apporter le plan "Build Back Better" ("Reconstruire en mieux") de Joe Biden, qui prévoit quelque 1.800 milliards de dollars de dépenses sociales, car celui-ci s'enlise au Congrès.

De plus, aux Etats-Unis, l'inflation est beaucoup plus élevée que prévu et les problèmes de chaînes d'approvisionnement persistent.

La Chine est, elle, confrontée à un repli de son secteur immobilier et une consommation domestique plus faible liée aux mesures draconiennes visant à contenir le variant Omicron.

De plus, les ruptures d'approvisionnement ont entraîné des baisses de prévisions ailleurs dans le monde comme en Allemagne (+3,8%, -0,8 point), principale économie de la zone euro dont la projection de croissance est désormais de 3,9% (-0,4 point). La France devrait, elle, voir son PIB croître de 3,5% (-0,4 point).

Globalement, la reprise se poursuit néanmoins, mais les divergences entre les pays persiste.

Alors que les économies avancées devraient revenir cette année à leur tendance pré-pandémique, il n'est pas exclu que plusieurs marchés émergents et économies en développement subissent une récession à moyen terme, note ainsi le Fonds.

L'incertitude entourant ces projections est grande mais les économistes du FMI s'accordent à dire que la croissance mondiale est sous de multiples menaces.

A commencer par la stratégie "tolérance zéro" des cas de Covid de la Chine qui risque d'exacerber les perturbations sur les chaînes d'approvisionnement mondiales. Il n'est pas non plus exclu que les problèmes du secteur immobilier chinois se propagent plus largement à l'économie.

Parallèlement, une inflation plus élevée aux Etats-Unis pourrait conduire à un resserrement monétaire beaucoup plus agressif.

Pour l'heure, le FMI prend l'hypothèse de trois hausses des taux cette année et trois l'an prochain. Si la Réserve Fédérale (Fed) venait à les augmenter plus vite et plus fortement, les pays émergents et en développement, dont la dette est libellée en dollars, seraient directement affectés.

Le FMI relève également "les tensions géopolitiques croissantes et les troubles sociaux" en raison de l'inflation.

Sans oublier, la possibilité que des variants plus dangereux qu'Omicron apparaissent.

Dans ce contexte, le contrôle de la pandémie est essentiel et le FMI appelle une nouvelle fois à des vaccinations généralisées dans les pays en développement.

Pour l'heure, quelque 70% de la population des pays riches est entièrement vaccinée contre moins de 4% de la population des pays pauvres.

S'agissant de 2023, l'estimation de croissance a été relevée à 3,8% (+0,2 point) essentiellement en raison d'un effet de "rattrapage mécanique" après 2022.

Malgré la reprise, le FMI a enfin calculé que le PIB mondial pourrait avoir été amputé de 13.800 milliards de dollars entre 2020 et 2024 en raison de la pandémie.

L'institution de Washington table désormais sur une hausse du produit intérieur brut mondial de 4,4%, soit une baisse de 0,5 point de pourcentage comparé à ses projections d'octobre et après 5,9% l'an passé. "La croissance ralentit alors que les économies sont aux prises avec des ruptures d'approvisionnement, une inflation plus élevée, des dettes record et l'incertitude persistante", a résumé mardi Gita Gopinath, son économiste en chef dans un billet de blog publié avec les prévisions actualisées. L'inflation devrait s'élever cette année en moyenne dans les économies avancées à 3,9% (+1,6 point) et dans les économies émergentes et en développement à 5,9% (+1 point), avant de ralentir en 2023, a détaillé le FMI. Ses prévisions de croissance ont été révisées en baisse pour une grande majorité de pays. Seule une région (Moyen-Orient et Asie centrale) et une poignée de pays dont l'Inde, le Japon et l'Argentine font exception. Le ralentissement de la croissance mondiale est "essentiellement" la conséquence d'une expansion moins vigoureuse aux États-Unis et en Chine: respectivement +4% (-1,2 point) et +4,8% (-0,8 point) attendus cette année, explique le FMI. Dans le cas de la première économie du monde, le Fonds a retiré de ses projections de base les bénéfices que pourrait apporter le plan "Build Back Better" ("Reconstruire en mieux") de Joe Biden, qui prévoit quelque 1.800 milliards de dollars de dépenses sociales, car celui-ci s'enlise au Congrès. De plus, aux Etats-Unis, l'inflation est beaucoup plus élevée que prévu et les problèmes de chaînes d'approvisionnement persistent.La Chine est, elle, confrontée à un repli de son secteur immobilier et une consommation domestique plus faible liée aux mesures draconiennes visant à contenir le variant Omicron. De plus, les ruptures d'approvisionnement ont entraîné des baisses de prévisions ailleurs dans le monde comme en Allemagne (+3,8%, -0,8 point), principale économie de la zone euro dont la projection de croissance est désormais de 3,9% (-0,4 point). La France devrait, elle, voir son PIB croître de 3,5% (-0,4 point). Globalement, la reprise se poursuit néanmoins, mais les divergences entre les pays persiste. Alors que les économies avancées devraient revenir cette année à leur tendance pré-pandémique, il n'est pas exclu que plusieurs marchés émergents et économies en développement subissent une récession à moyen terme, note ainsi le Fonds. L'incertitude entourant ces projections est grande mais les économistes du FMI s'accordent à dire que la croissance mondiale est sous de multiples menaces. A commencer par la stratégie "tolérance zéro" des cas de Covid de la Chine qui risque d'exacerber les perturbations sur les chaînes d'approvisionnement mondiales. Il n'est pas non plus exclu que les problèmes du secteur immobilier chinois se propagent plus largement à l'économie. Parallèlement, une inflation plus élevée aux Etats-Unis pourrait conduire à un resserrement monétaire beaucoup plus agressif. Pour l'heure, le FMI prend l'hypothèse de trois hausses des taux cette année et trois l'an prochain. Si la Réserve Fédérale (Fed) venait à les augmenter plus vite et plus fortement, les pays émergents et en développement, dont la dette est libellée en dollars, seraient directement affectés. Le FMI relève également "les tensions géopolitiques croissantes et les troubles sociaux" en raison de l'inflation. Sans oublier, la possibilité que des variants plus dangereux qu'Omicron apparaissent. Dans ce contexte, le contrôle de la pandémie est essentiel et le FMI appelle une nouvelle fois à des vaccinations généralisées dans les pays en développement. Pour l'heure, quelque 70% de la population des pays riches est entièrement vaccinée contre moins de 4% de la population des pays pauvres. S'agissant de 2023, l'estimation de croissance a été relevée à 3,8% (+0,2 point) essentiellement en raison d'un effet de "rattrapage mécanique" après 2022. Malgré la reprise, le FMI a enfin calculé que le PIB mondial pourrait avoir été amputé de 13.800 milliards de dollars entre 2020 et 2024 en raison de la pandémie.