Au premier trimestre, le produit intérieur brut (PIB) a légèrement rebondi, avec une croissance de 0,4% par rapport au trimestre précédent, selon une première estimation publiée vendredi par l'Institut national de la statistique (Insee).

Mais ce rebond reste toutefois "limité", souligne l'Insee, le PIB se situant encore 4,4% sous son niveau de fin 2019, juste avant le début de la crise sanitaire.

"C'est un trimestre qui reste très marqué par les restrictions sanitaires, qui se sont durcies au fil des mois", a souligné à l'AFP Julien Pouget, chef du département conjoncture de l'Insee.

Après le recul de 1,4% du PIB enregistré au dernier trimestre 2020, la reprise de l'économie vient notamment du léger redressement de la consommation des ménages (+0,3%), même si elle est restée fortement contrainte par les restrictions sanitaires (couvre-feu, fermeture des grands centres commerciaux, des restaurants, lieux culturels, etc.).

La "très bonne surprise" vient de l'investissement des entreprises qui a accéléré en début d'année, selon Selin Ozyurt, économiste chez Euler Hermes. "Grâce aux aides de l'Etat, les entreprises ont pu renforcer leur trésorerie et cela permettra de soutenir le rebond de l'économie dans les prochains mois", explique-t-elle à l'AFP.

En revanche, le commerce extérieur a pesé, avec un net repli des exportations au premier trimestre, pénalisées par les perturbations dans l'industrie et par le Brexit en tout début d'année.

Même si le deuxième trimestre s'annonce encore en demi-teinte, le calendrier du déconfinement annoncé jeudi par Emmanuel Macron laisse entrevoir une accélération de la reprise.

"La confiance des ménages est là, il y a une épargne élevée, les entreprises sont assises sur d'importantes liquidités, donc si le gouvernement arrive à vacciner rapidement, nous pourrons voir un très fort rebond", indique Selin Ozyurt, qui juge atteignable la prévision du gouvernement d'une croissance de 5% cette année.

L'Insee n'a pas encore communiqué de prévision pour l'ensemble de l'année, mais l'acquis de croissance, qui correspond à la croissance que l'on aurait fin 2021 si l'activité restait au niveau actuel jusqu'à la fin de l'année, s'établit à 4,1%.

La Banque de France table elle sur une croissance de 5,5% cette année, et l'OCDE de 5,9%.

Au premier trimestre, le produit intérieur brut (PIB) a légèrement rebondi, avec une croissance de 0,4% par rapport au trimestre précédent, selon une première estimation publiée vendredi par l'Institut national de la statistique (Insee).Mais ce rebond reste toutefois "limité", souligne l'Insee, le PIB se situant encore 4,4% sous son niveau de fin 2019, juste avant le début de la crise sanitaire."C'est un trimestre qui reste très marqué par les restrictions sanitaires, qui se sont durcies au fil des mois", a souligné à l'AFP Julien Pouget, chef du département conjoncture de l'Insee.Après le recul de 1,4% du PIB enregistré au dernier trimestre 2020, la reprise de l'économie vient notamment du léger redressement de la consommation des ménages (+0,3%), même si elle est restée fortement contrainte par les restrictions sanitaires (couvre-feu, fermeture des grands centres commerciaux, des restaurants, lieux culturels, etc.).La "très bonne surprise" vient de l'investissement des entreprises qui a accéléré en début d'année, selon Selin Ozyurt, économiste chez Euler Hermes. "Grâce aux aides de l'Etat, les entreprises ont pu renforcer leur trésorerie et cela permettra de soutenir le rebond de l'économie dans les prochains mois", explique-t-elle à l'AFP.En revanche, le commerce extérieur a pesé, avec un net repli des exportations au premier trimestre, pénalisées par les perturbations dans l'industrie et par le Brexit en tout début d'année.Même si le deuxième trimestre s'annonce encore en demi-teinte, le calendrier du déconfinement annoncé jeudi par Emmanuel Macron laisse entrevoir une accélération de la reprise."La confiance des ménages est là, il y a une épargne élevée, les entreprises sont assises sur d'importantes liquidités, donc si le gouvernement arrive à vacciner rapidement, nous pourrons voir un très fort rebond", indique Selin Ozyurt, qui juge atteignable la prévision du gouvernement d'une croissance de 5% cette année.L'Insee n'a pas encore communiqué de prévision pour l'ensemble de l'année, mais l'acquis de croissance, qui correspond à la croissance que l'on aurait fin 2021 si l'activité restait au niveau actuel jusqu'à la fin de l'année, s'établit à 4,1%.La Banque de France table elle sur une croissance de 5,5% cette année, et l'OCDE de 5,9%.