Sa directrice générale Carolyn Fairbairn, qui s'apprête à quitter son poste, s'est montrée alarmiste en ouverture de la conférence annuelle de la CBI.

Cette traditionnelle grand-messe des entreprises se tient en ligne cette année et est lancée quelques jours avant l'entrée en vigueur jeudi d'un nouveau confinement dans le pays destiné à enrayer la propagation rapide du virus.

Mme Fairbairn a publiquement regretté l'absence du Premier ministre conservateur Boris Johnson dont les relations avec le monde des affaires sont houleuses et qui s'est décommandé à la dernière minute, alors qu'il doit s'exprimer dans la journée devant le Parlement.

"C'est dommage que le Premier ministre ne se joigne pas à nous. Nous espérons que nous pourrons l'entendre" d'ici la fin de la conférence, qui dure trois jours, selon elle.

Le président de la CBI Karan Bilimoria a même précisé lundi sur la radio BBC 4 que "ce n'est arrivé qu'une fois avant" dans l'histoire de l'organisation patronale que le chef du gouvernement ne fasse pas acte de présence à sa conférence annuelle.

Les entreprises mieux préparées

La CBI a toutefois estimé que les entreprises étaient "mieux préparées" pour ce nouveau confinement et qu'un grand nombre d'entre elles pourront continuer de fonctionner.

"Il est nécessaire de garder l'économie aussi ouverte que possible", a lancé Mme Fairbairn.

Les nouvelles restrictions, notamment la fermeture des bars, restaurants et commerces non essentiels au moins jusqu'à début décembre, tombent au pire moment pour le monde des affaires, notamment dans la distribution, où les deux derniers mois de l'année sont traditionnellement les plus chargés avec le "Black Friday" puis Noël.

Le gouvernement a immédiatement décidé de prolonger d'un mois, jusqu'à fin novembre, son dispositif de chômage partiel qui voit l'Etat payer la majorité des salaires des travailleurs privés d'activité.

Mais Mme Fairbairn demande "davantage de clarté sur le calendrier", craignant une nouvelle vague de suppressions d'emplois une fois le mécanisme retiré.

Un accord commercial post-Brexit plus que nécessaire

Elle a enfin une nouvelle fois plaidé pour la conclusion rapide d'un accord avec l'UE sur la relation commerciale post-Brexit. "Nous en avons besoin désespérément", dit-elle, afin d'éviter un double choc pour l'économie.

L'économie britannique devrait quoi qu'il arrive connaître une fin d'année très difficile, avec une chute de l'activité en novembre liée au confinement, ce qui devrait entraîner une rechute au quatrième trimestre après le rebond de l'été.

Le FMI avait révisé à la baisse ses prévisions la semaine dernière, avant l'annonce du confinement, en prévoyant une contraction du PIB du Royaume-Uni de 10,4% en 2020.

Sa directrice générale Carolyn Fairbairn, qui s'apprête à quitter son poste, s'est montrée alarmiste en ouverture de la conférence annuelle de la CBI.Cette traditionnelle grand-messe des entreprises se tient en ligne cette année et est lancée quelques jours avant l'entrée en vigueur jeudi d'un nouveau confinement dans le pays destiné à enrayer la propagation rapide du virus.Mme Fairbairn a publiquement regretté l'absence du Premier ministre conservateur Boris Johnson dont les relations avec le monde des affaires sont houleuses et qui s'est décommandé à la dernière minute, alors qu'il doit s'exprimer dans la journée devant le Parlement."C'est dommage que le Premier ministre ne se joigne pas à nous. Nous espérons que nous pourrons l'entendre" d'ici la fin de la conférence, qui dure trois jours, selon elle.Le président de la CBI Karan Bilimoria a même précisé lundi sur la radio BBC 4 que "ce n'est arrivé qu'une fois avant" dans l'histoire de l'organisation patronale que le chef du gouvernement ne fasse pas acte de présence à sa conférence annuelle.La CBI a toutefois estimé que les entreprises étaient "mieux préparées" pour ce nouveau confinement et qu'un grand nombre d'entre elles pourront continuer de fonctionner."Il est nécessaire de garder l'économie aussi ouverte que possible", a lancé Mme Fairbairn.Les nouvelles restrictions, notamment la fermeture des bars, restaurants et commerces non essentiels au moins jusqu'à début décembre, tombent au pire moment pour le monde des affaires, notamment dans la distribution, où les deux derniers mois de l'année sont traditionnellement les plus chargés avec le "Black Friday" puis Noël.Le gouvernement a immédiatement décidé de prolonger d'un mois, jusqu'à fin novembre, son dispositif de chômage partiel qui voit l'Etat payer la majorité des salaires des travailleurs privés d'activité.Mais Mme Fairbairn demande "davantage de clarté sur le calendrier", craignant une nouvelle vague de suppressions d'emplois une fois le mécanisme retiré.Elle a enfin une nouvelle fois plaidé pour la conclusion rapide d'un accord avec l'UE sur la relation commerciale post-Brexit. "Nous en avons besoin désespérément", dit-elle, afin d'éviter un double choc pour l'économie.L'économie britannique devrait quoi qu'il arrive connaître une fin d'année très difficile, avec une chute de l'activité en novembre liée au confinement, ce qui devrait entraîner une rechute au quatrième trimestre après le rebond de l'été.Le FMI avait révisé à la baisse ses prévisions la semaine dernière, avant l'annonce du confinement, en prévoyant une contraction du PIB du Royaume-Uni de 10,4% en 2020.