En voici, les principales conclusions.

L'investissement au plus bas

"L'incertitude du Brexit continue à affaiblir l'appétit des entreprises pour investir", a expliqué la Banque d'Angleterre (BoE), qui souligne que les intentions d'investissement sont tombées à des plus bas en neuf ans.

La plupart des entreprises ont, en effet, "mis leurs investissements sur pause, même pour des projets dont le retour sur investissement est rapide".

La consommation tient bon

Si un ralentissement de la croissance de la consommation a récemment été observé, cela s'explique surtout par le dynamisme des ventes de l'année dernière, "dopées par un été chaud et la Coupe du monde de football".

"L'incertitude du Brexit a aussi légèrement affecté les dépenses récemment", ont néanmoins souligné certaines entreprises interrogées.

Concernant les meubles et autres articles ménagers, le ralentissement s'explique par la faiblesse du marché immobilier tandis que les ventes de voitures pâtissent de la "prudence" des consommateurs concernant les achats onéreux.

La baisse de la livre, qui a perdu environ 15% face au dollar et plus de 12% face à l'euro depuis le référendum, a néanmoins permis de soutenir la demande émanant des touristes, même si elle a également ralenti par rapport à l'année dernière.

Le secteur manufacturier souffre

La croissance de la production manufacturière et les exportations évoluent à leurs plus bas en trois ans, alors que "l'affaiblissement de la croissance mondiale et l'incertitude du Brexit pèsent sur la demande".

La demande de produits britanniques provenant de la zone euro a été particulièrement modérée du fait des craintes sur la croissance.

De plus, le secteur a été pénalisé par la constitution de stocks au printemps, période où le Brexit devait avoir lieu avant d'être repoussé. Ce facteur pourrait cependant donner un nouveau coup de fouet au secteur alors que "plus d'un quart des répondants à l'enquête menée sur les préparatifs en vue du retrait de l'Union européenne ont déclaré avoir revu à la baisse leurs réserves depuis mars et envisagent de les rétablir avant la fin du mois d'octobre, que ce soit partiellement ou totalement".

Plein-emploi

Alors que le taux de chômage est historiquement bas, avec 3,8% de chômage, le plus faible niveau depuis 1974, les entreprises interrogées s'attendent à un maintien du nombre d'employés ou à une légère baisse.

"Le ralentissement de la croissance économique, l'incertitude concernant les perspectives et le désir d'améliorer la productivité pour protéger les marges" devraient ainsi être négatifs pour l'emploi au Royaume-Uni.

Dans le secteur manufacturier, les entreprises ont tendance à recruter uniquement pour remplacer les travailleurs qualifiés et à avoir recours au travail temporaire pour absorber les surplus d'activités.

Les difficultés de recrutement ont un peu diminué ces derniers mois, même si elles restent "élevées".

"Moins de travailleurs européens viennent au Royaume-Uni, ce qui a rendu plus difficile de combler les emplois vacants non qualifiés dans certains secteurs", explique la Banque d'Angleterre.

Crédit et immobilier

Pour de nombreux secteurs, l'accès au crédit est devenu légèrement plus difficile, notamment pour le secteur automobile, la construction et la restauration.

Concernant le secteur immobilier, l'activité ralentit du fait de l'intérêt réduit des investisseurs étrangers.

"Les loyers dans les locaux commerciaux ont encore diminué et les taux de vacance ont augmenté dans de nombreuses zones", souligne la Banque d'Angleterre.

"En revanche, la demande de biens industriels et d'entrepôts est restée forte" tandis que "les loyers ont été stimulés par le manque d'offre".