Le Qatar est l'un des trois plus gros exportateurs de gaz naturel liquéfié (GNL), cette ressource sur laquelle comptent les pays européens pour réduire leur dépendance au gaz russe. La question est particulièrement délicate pour l'Allemagne dont la moitié des importations de gaz viennent de Russie. "Nous avons besoin, à court terme et de manière temporaire, de plus de gaz naturel liquéfié et nous voulons le faire arriver dans nos propres terminaux en Allemagne. D'autre part, nous devons accélérer le passage du gaz naturel conventionnel à l'hydrogène vert", a déclaré M. Habeck avant son déplacement au Qatar qui sera suivi d'une visite aux Emirats arabes unis. Cette semaine, ce ministre écologiste, dont le portefeuille inclut également le Climat, s'est rendu en Norvège, important producteur de gaz, après un voyage aux Etats-Unis au début du mois.

"Je suis convaincu que la somme des discussions que nous avons - la Norvège, les Etats-Unis, le Canada, le Qatar - mènera à ce que nous puissions obtenir (...) plus de gaz liquéfié vers l'Europe et vers l'Allemagne", a-t-il assuré sur la chaîne ARD. Avec la Norvège, Berlin va étudier la possibilité de construire un pipeline qui permettrait à terme d'importer de l'hydrogène vert lorsque cette technologie sera au point. Berlin est critiqué en s'opposant à un embargo immédiat sur les hydrocarbures russes dans le but d'assécher les flux financiers vers Moscou. Un tel boycott déstabiliserait l'économie et la société allemande en raison de la flambée attendue du coût de l'énergie et des risques de pénurie, justifie Berlin.

Pour sortir de ce dilemme "entre émotion et raison", il faut "rendre l'approvisionnement sûr, puis aller de l'avant" en coupant les importations russes, a expliqué M. Habeck. Mais la dimension morale dans le commerce d'hydrocarbures "n'existe pas vraiment", a reconnu le ministre sur ARD. "La production de pétrole et de gaz crée une concentration du pouvoir, et la concentration du pouvoir crée souvent une vulnérabilité à la corruption", estime-t-il. Les Emirats arabes unis et le Qatar sont tous deux critiqués au niveau international pour la situation des droits de l'homme, le Qatar en particulier dans le cadre de l'attribution de la Coupe du monde qui doit s'y dérouler à la fin de l'année.

Le Qatar est l'un des trois plus gros exportateurs de gaz naturel liquéfié (GNL), cette ressource sur laquelle comptent les pays européens pour réduire leur dépendance au gaz russe. La question est particulièrement délicate pour l'Allemagne dont la moitié des importations de gaz viennent de Russie. "Nous avons besoin, à court terme et de manière temporaire, de plus de gaz naturel liquéfié et nous voulons le faire arriver dans nos propres terminaux en Allemagne. D'autre part, nous devons accélérer le passage du gaz naturel conventionnel à l'hydrogène vert", a déclaré M. Habeck avant son déplacement au Qatar qui sera suivi d'une visite aux Emirats arabes unis. Cette semaine, ce ministre écologiste, dont le portefeuille inclut également le Climat, s'est rendu en Norvège, important producteur de gaz, après un voyage aux Etats-Unis au début du mois."Je suis convaincu que la somme des discussions que nous avons - la Norvège, les Etats-Unis, le Canada, le Qatar - mènera à ce que nous puissions obtenir (...) plus de gaz liquéfié vers l'Europe et vers l'Allemagne", a-t-il assuré sur la chaîne ARD. Avec la Norvège, Berlin va étudier la possibilité de construire un pipeline qui permettrait à terme d'importer de l'hydrogène vert lorsque cette technologie sera au point. Berlin est critiqué en s'opposant à un embargo immédiat sur les hydrocarbures russes dans le but d'assécher les flux financiers vers Moscou. Un tel boycott déstabiliserait l'économie et la société allemande en raison de la flambée attendue du coût de l'énergie et des risques de pénurie, justifie Berlin.Pour sortir de ce dilemme "entre émotion et raison", il faut "rendre l'approvisionnement sûr, puis aller de l'avant" en coupant les importations russes, a expliqué M. Habeck. Mais la dimension morale dans le commerce d'hydrocarbures "n'existe pas vraiment", a reconnu le ministre sur ARD. "La production de pétrole et de gaz crée une concentration du pouvoir, et la concentration du pouvoir crée souvent une vulnérabilité à la corruption", estime-t-il. Les Emirats arabes unis et le Qatar sont tous deux critiqués au niveau international pour la situation des droits de l'homme, le Qatar en particulier dans le cadre de l'attribution de la Coupe du monde qui doit s'y dérouler à la fin de l'année.