Ces dégradations reflètent, selon l'agence Moody's, l'impact de la crise du coronavirus. "Lorsque l'économie reviendra à son potentiel de croissance plus faible dans les années à venir, Moody's s'attend à ce que les Régions et les Communautés enregistrent des déficits importants découlant de dépenses plus élevées, tirées par les investissements publics, et d'une base de revenus largement liée à l'activité économique. Par conséquent, Moody's ne voit pas d'inversion de la trajectoire de la dette croissante pour la période 2022-2024. La Communauté flamande et la Région wallonne réduiront leurs dépenses à des degrés divers dans le cadre de leurs budgets 2022, mais ces réductions ne seront pas suffisantes pour inverser la trajectoire de la dette. De même, alors que la Fédération Wallonie-Bruxelles entame un processus de révision de ses dépenses, la rigidité de ses dépenses limitera les bénéfices potentiels", a-t-elle précisé dans un communiqué.

Il y a un an, la Wallonie avait conservé sa note précédente avec perspective négative. "Les conséquences budgétaires de la crise sanitaire et des inondations étaient inévitables et allaient avoir des conséquences auprès des agences de notation. Même si la décision était attendue, elle nous rappelle également que nous devons continuer les efforts entamés et annoncés, notamment dans le budget 2022", a fait savoir dans la soirée le cabinet du ministre wallon du Budget et des Finances, Jean-Luc Crucke. "Pour permettre les investissements liés à la relance et à la lutte contre le réchauffement climatique mais également rester solidaire face aux générations futures qui ne devront pas porter le poids d'une dette paralysante, l'accent du budget initial 2022 a été mis sur la soutenabilité de la dette wallonne. Concrètement, un effort structurel cumulatif de réduction du déficit à 1% des recettes (environ 150 millions par an) doit être fait par la Wallonie."

Le cabinet du ministre wallon du Budget et des Finances souligne que Moody's a accompagné la note de la Wallonie d'une perspective stable. "Cette perspective prend notamment en compte cette amélioration récurrente de 150 millions par an, effort qui permettrait à la Wallonie de voir son ratio dettes/recettes se stabiliser à partir de 2025 et de s'infléchir à partir de 2026."

"Dans les comparaisons internationales, on voit également que les entités fédérées ont été davantage touchées en Belgique que dans d'autres pays fédéraux", a déclaré Jean-Luc Crucke. "C'est aussi un point qui attire particulièrement mon attention. Il faut faire en sorte que les efforts soient mieux répartis entre l'Etat fédéral et les Régions, comme l'exemple allemand nous l'a démontré après les inondations de juillet."

Du côté de la Fédération Wallonie-Bruxelles, on estime que la notation - bien que dégradée - maintient l'entité "à un niveau de qualité moyenne supérieure", peut-on lire dans un communiqué du cabinet du ministre du Budget de la FWB, Frédéric Daerden. La note A2 place la Fédération deux crans en dessous de la notation de l'État fédéral et elle conserve comme précédemment une notation un cran au-dessus de la Région wallonne.

Selon Moody's, cette dégradation s'explique principalement par l'augmentation de la dette de la Fédération et sa capacité fiscale limitée dans un contexte de crise Covid.

"Cette révision était attendue. Les finances publiques sont sous pression et c'est ce que les dégradations opérées par Moody's reflètent. La précédente dégradation n'avait pas impacté notre financement. Je ne m'attends pas à des bouleversements à court terme", a déclaré Frédéric Daerden.

Malgré cette révision, cette notation et la perspective stable associée signifient que la Fédération peut assumer sa politique et sa volonté d'investissements, mais avec un profil légèrement plus risqué qu'avant.

A noter que les notes de la Société Publique de Gestion de l'Eau (SPGE) et d'Aquafin, société spécialisée dans le traitement des eaux usées et principalement active en Flandre, ont aussi été dégradées par Moody's.

Ces dégradations reflètent, selon l'agence Moody's, l'impact de la crise du coronavirus. "Lorsque l'économie reviendra à son potentiel de croissance plus faible dans les années à venir, Moody's s'attend à ce que les Régions et les Communautés enregistrent des déficits importants découlant de dépenses plus élevées, tirées par les investissements publics, et d'une base de revenus largement liée à l'activité économique. Par conséquent, Moody's ne voit pas d'inversion de la trajectoire de la dette croissante pour la période 2022-2024. La Communauté flamande et la Région wallonne réduiront leurs dépenses à des degrés divers dans le cadre de leurs budgets 2022, mais ces réductions ne seront pas suffisantes pour inverser la trajectoire de la dette. De même, alors que la Fédération Wallonie-Bruxelles entame un processus de révision de ses dépenses, la rigidité de ses dépenses limitera les bénéfices potentiels", a-t-elle précisé dans un communiqué. Il y a un an, la Wallonie avait conservé sa note précédente avec perspective négative. "Les conséquences budgétaires de la crise sanitaire et des inondations étaient inévitables et allaient avoir des conséquences auprès des agences de notation. Même si la décision était attendue, elle nous rappelle également que nous devons continuer les efforts entamés et annoncés, notamment dans le budget 2022", a fait savoir dans la soirée le cabinet du ministre wallon du Budget et des Finances, Jean-Luc Crucke. "Pour permettre les investissements liés à la relance et à la lutte contre le réchauffement climatique mais également rester solidaire face aux générations futures qui ne devront pas porter le poids d'une dette paralysante, l'accent du budget initial 2022 a été mis sur la soutenabilité de la dette wallonne. Concrètement, un effort structurel cumulatif de réduction du déficit à 1% des recettes (environ 150 millions par an) doit être fait par la Wallonie." Le cabinet du ministre wallon du Budget et des Finances souligne que Moody's a accompagné la note de la Wallonie d'une perspective stable. "Cette perspective prend notamment en compte cette amélioration récurrente de 150 millions par an, effort qui permettrait à la Wallonie de voir son ratio dettes/recettes se stabiliser à partir de 2025 et de s'infléchir à partir de 2026." "Dans les comparaisons internationales, on voit également que les entités fédérées ont été davantage touchées en Belgique que dans d'autres pays fédéraux", a déclaré Jean-Luc Crucke. "C'est aussi un point qui attire particulièrement mon attention. Il faut faire en sorte que les efforts soient mieux répartis entre l'Etat fédéral et les Régions, comme l'exemple allemand nous l'a démontré après les inondations de juillet." Du côté de la Fédération Wallonie-Bruxelles, on estime que la notation - bien que dégradée - maintient l'entité "à un niveau de qualité moyenne supérieure", peut-on lire dans un communiqué du cabinet du ministre du Budget de la FWB, Frédéric Daerden. La note A2 place la Fédération deux crans en dessous de la notation de l'État fédéral et elle conserve comme précédemment une notation un cran au-dessus de la Région wallonne. Selon Moody's, cette dégradation s'explique principalement par l'augmentation de la dette de la Fédération et sa capacité fiscale limitée dans un contexte de crise Covid. "Cette révision était attendue. Les finances publiques sont sous pression et c'est ce que les dégradations opérées par Moody's reflètent. La précédente dégradation n'avait pas impacté notre financement. Je ne m'attends pas à des bouleversements à court terme", a déclaré Frédéric Daerden. Malgré cette révision, cette notation et la perspective stable associée signifient que la Fédération peut assumer sa politique et sa volonté d'investissements, mais avec un profil légèrement plus risqué qu'avant. A noter que les notes de la Société Publique de Gestion de l'Eau (SPGE) et d'Aquafin, société spécialisée dans le traitement des eaux usées et principalement active en Flandre, ont aussi été dégradées par Moody's.