Dès lors, c'est "au lendemain même" du Brexit, le 1er novembre, que débuteront les négociations sur la relation future qu'entretiendront les deux parties, a ajouté M. Juncker.

Il a insisté sur le fait que les parlements "auront le dernier mot", non seulement "Westminster" - le siège du parlement britannique où la majorité de M. Johnson semble d'ores et déjà lui faire défaut - mais aussi au Parlement européen.

Boris Johnson, quant à lui, a appelé les députés à soutenir un accord "juste et raisonnable". "Un véritable Brexit va se concrétiser", a-t-il martelé, prenant ainsi le contre-pied de Nigel Farage, chef du Parti du Brexit qui est arrivé en tête aux dernières élections européennes. Ce dernier avait estimé que l'accord entre Londres et l'UE n'était pas un Brexit.

"Il faut concrétiser sans retard le Brexit. C'est maintenant qu'il faut réaliser cette sortie et se lancer dans les négociations sur la relation future, qui sera extrêmement positive" pour les deux parties, a-t-il affirmé, alors que le petit parti unioniste nord irlandais DUP, nécessaire à sa majorité, a déjà fait connaître son opposition à l'accord proposé.

Aux côtés d'un Boris Johnson largement souriant, M. Juncker a tenu à reprendre la parole pour ponctuer l'intervention des deux dirigeants par ces mots: "je suis content de l'accord, mais je suis triste du Brexit".