En mai, le chômage dans la péninsule est passé pour la première fois en sept ans sous le seuil symbolique des 10%, à 9,9%. Il oscille depuis sous ce seuil. Mais malgré la nette amélioration de la situation depuis le début de l'année, il reste encore bien au-dessus de la moyenne de la zone euro, qui s'élevait à 7,5% en juillet. Le chômage chez les 15-24 ans a lui diminué de manière encore plus spectaculaire: il a reculé en août de 1,3 point, pour atteindre 27,1%, soit le taux le plus faible enregistré depuis neuf ans (août 2010). Mais il demeure là aussi encore nettement au-dessus de la moyenne de la zone euro qui s'affichait à 15,6% en juillet. Le taux de chômage a reculé de 0,3 point tant parmi les femmes italiennes (à 10,5%) que parmi les hommes (à 8,7%).

Le taux d'emploi général est resté stable à 59,2%, son niveau le plus élevé depuis 1977. Sur un an, la tendance à la hausse du nombre de personnes ayant un emploi s'est poursuivie avec une augmentation de 0,6% par rapport à août 2018, soit 140.000 personnes actives occupées en plus, note l'Istat. Cette amélioration sur le plan de l'emploi survient alors que la croissance de la troisième économie de la zone euro est en berne.

L'Italie a connu une croissance nulle de son produit intérieur brut (PIB) sur les six premiers mois de 2019, après une "récession technique" au dernier semestre 2019 (avec un recul du PIB de 0,1% au 3e et 4e trimestre). Elle est affectée par le ralentissement économique en Europe, les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, mais aussi par la prudence des entreprises italiennes qui investissent moins, inquiètes à la fois de l'évolution mondiale et de l'instabilité politique qui a touché le pays depuis un an et demi.