"Non, je ne doute pas de l'avenir de l'euro", a affirmé l'ancien premier ministre belge lundi sur les ondes de La Première (RTBF).

Mais les responsables politiques de l'UE "seront obligés en 2012 de mener des réformes très profondes pour une Union économique, fiscale et politique, en parallèle avec l'Union monétaire", a-t-il ajouté.

Pour ce fédéraliste convaincu, la vraie crise de l'euro est en effet le manque d'intégration européenne et la coexistence de dix-sept politiques économiques et marchés obligataires différents dans la zone euro.

Membre du trio d'eurodéputés chargés de négocier le futur traité européen décidé début décembre par tous les membres de l'UE à l'exception du Royaume-Uni, M. Verhofstadt exhorte des pays comme les Pays-Bas, la Pologne, l'Italie ou la Belgique à faire contre-poids à un duo franco-allemand trop intergouvernemental, pour aboutir à "des transferts massifs de compétences des Etats membres vers le niveau européen".

"Dos au mur, on n'a pas d'autre choix ; c'est ça ou la disparition de l'euro. En 2012, on va prendre les décisions nécessaires, de vraies réformes pour créer cette Europe économique et fiscale".

Le Belge voit d'un bon oeil l'arrivée du Danemark, emmené par une coalition majoritairement pro-européenne, à la présidence tournante de l'UE.

Mais il ne faudrait pas pour autant attendre les consultations populaires annoncées dans ce pays sur sa participation à l'ensemble des politiques européennes: "on n'a pas le temps d'attendre l'entrée des Danois, il faut avancer avec le Benelux, l'Italie, la France, l'Allemagne, etc, pour créer cette Union économique et fiscale".

Trends.be, avec Belga

"Non, je ne doute pas de l'avenir de l'euro", a affirmé l'ancien premier ministre belge lundi sur les ondes de La Première (RTBF). Mais les responsables politiques de l'UE "seront obligés en 2012 de mener des réformes très profondes pour une Union économique, fiscale et politique, en parallèle avec l'Union monétaire", a-t-il ajouté. Pour ce fédéraliste convaincu, la vraie crise de l'euro est en effet le manque d'intégration européenne et la coexistence de dix-sept politiques économiques et marchés obligataires différents dans la zone euro. Membre du trio d'eurodéputés chargés de négocier le futur traité européen décidé début décembre par tous les membres de l'UE à l'exception du Royaume-Uni, M. Verhofstadt exhorte des pays comme les Pays-Bas, la Pologne, l'Italie ou la Belgique à faire contre-poids à un duo franco-allemand trop intergouvernemental, pour aboutir à "des transferts massifs de compétences des Etats membres vers le niveau européen". "Dos au mur, on n'a pas d'autre choix ; c'est ça ou la disparition de l'euro. En 2012, on va prendre les décisions nécessaires, de vraies réformes pour créer cette Europe économique et fiscale". Le Belge voit d'un bon oeil l'arrivée du Danemark, emmené par une coalition majoritairement pro-européenne, à la présidence tournante de l'UE. Mais il ne faudrait pas pour autant attendre les consultations populaires annoncées dans ce pays sur sa participation à l'ensemble des politiques européennes: "on n'a pas le temps d'attendre l'entrée des Danois, il faut avancer avec le Benelux, l'Italie, la France, l'Allemagne, etc, pour créer cette Union économique et fiscale". Trends.be, avec Belga