L'impact de ces mesures reste toutefois difficile à prévoir tant elles sont mouvantes avec d'un côté de potentielles nouvelles sanctions et de l'autre côté une possible riposte de la Russie, notamment dans le secteur de l'énergie.

La guerre risque d'être plus coûteuse pour le président russe Vladimir Poutine, mais les sanctions ne fonctionnent pas comme "appuyer sur un interrupteur", a déclaré l'économiste de l'IIF Elina Ribakova lors d'un point presse.

Dans sa dernière analyse, l'IIF prévoit que l'économie russe se contractera de 15% cette année et de 3% supplémentaires en 2023.

Les sanctions financières - notamment la réduction de la capacité de Moscou à rembourser sa dette extérieure -, la hausse des prix et la sortie des entreprises étrangères du pays ralentissent la demande intérieure, "assombrissant ainsi les perspectives économiques à court, moyen et long terme".

Les auteurs du rapport notent que "certaines des conséquences les plus significatives doivent encore se faire sentir".

Elina Ribakova a relevé que les sanctions bouleversent les chaînes de valeur mondiales. Elle y voit une "désintégration de 30 ans d'investissements et de connexions avec l'Europe".

Selon le vice-président exécutif de l'IIF, Clay Lowery, l'évaluation de l'efficacité des sanctions imposées à la Russie dépend de ce que les gouvernements tentent d'accomplir.

"Si par succès, on entend nuire à l'économie (...) alors ces sanctions ont certainement un impact", et cela devrait augmenter, a-t-il déclaré aux journalistes.

Pour autant, par le passé, les sanctions n'ont pas fait la preuve de leur efficacité pour faire changer les politiques de cap, a-t-il déclaré.

L'impact de ces mesures reste toutefois difficile à prévoir tant elles sont mouvantes avec d'un côté de potentielles nouvelles sanctions et de l'autre côté une possible riposte de la Russie, notamment dans le secteur de l'énergie. La guerre risque d'être plus coûteuse pour le président russe Vladimir Poutine, mais les sanctions ne fonctionnent pas comme "appuyer sur un interrupteur", a déclaré l'économiste de l'IIF Elina Ribakova lors d'un point presse. Dans sa dernière analyse, l'IIF prévoit que l'économie russe se contractera de 15% cette année et de 3% supplémentaires en 2023. Les sanctions financières - notamment la réduction de la capacité de Moscou à rembourser sa dette extérieure -, la hausse des prix et la sortie des entreprises étrangères du pays ralentissent la demande intérieure, "assombrissant ainsi les perspectives économiques à court, moyen et long terme". Les auteurs du rapport notent que "certaines des conséquences les plus significatives doivent encore se faire sentir". Elina Ribakova a relevé que les sanctions bouleversent les chaînes de valeur mondiales. Elle y voit une "désintégration de 30 ans d'investissements et de connexions avec l'Europe". Selon le vice-président exécutif de l'IIF, Clay Lowery, l'évaluation de l'efficacité des sanctions imposées à la Russie dépend de ce que les gouvernements tentent d'accomplir. "Si par succès, on entend nuire à l'économie (...) alors ces sanctions ont certainement un impact", et cela devrait augmenter, a-t-il déclaré aux journalistes. Pour autant, par le passé, les sanctions n'ont pas fait la preuve de leur efficacité pour faire changer les politiques de cap, a-t-il déclaré.