Outre les trois chefs d'Etat et de gouvernement, étaient assis autour de la table le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, celui du Conseil européen Donald Tusk et celui de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi. Le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem était, lui aussi, présent.

Durant trois heures, la discussion, "très franche" selon une source européenne, a porté sur les engagements de la Grèce et sur de derniers détails de procédure. Le groupe d'experts européens chargé d'évaluer la situation grecque sur place, à Athènes, n'a pas encore réellement pu se mettre au travail, notamment parce que sa sécurité n'a pas encore pu être totalement garantie.

Or, le temps presse car la Grèce s'est engagée à soumettre à ses partenaires européens une liste approfondie de réformes pour la fin avril.

A l'issue de la rencontre, la chancelière allemande a assuré que le gouvernement grec présenterait une nouvelle liste de réformes dans les prochains jours.

Avant le Conseil européen, le président français avait pour sa part indiqué que les mesures sociales adoptées par le Parlement grec cette semaine ne le choquaient pas, mais que la Grèce devait aussi demander aux riches de payer leurs taxes.

La courte déclaration conjointe des présidents de la Commission, du Conseil et de l'Eurogroupe, publiée à l'issue de la rencontre, constate que "tous sont engagés pour accélérer le rythme des travaux et conclure le plus vite possible". Elle promet aussi que "les autorités grecques auront la propriété des réformes".

Alexis Tsipras a fait de brefs commentaires avant de partir. "Nous sommes plus optimistes après la réunion. Je pense que toutes les parties ont confirmé leurs intentions de faire de leur mieux pour venir à bout des difficultés de l'économie grecque."

La rencontre avait été organisée en dernière minute par le président du Conseil européen, en marge du sommet qui rassemble jeudi et vendredi les chefs d'Etat et de gouvernement à Bruxelles.

Le Premier ministre belge a protesté contre la "méthode inacceptable", demandant avec ses collègues du Benelux Mark Rutte et Xavier Bettel une rencontre avec M. Tusk avant le début du sommet.