Après 1,9 milliard de déficit en 2020, le déficit pour l'année 2021 atteindra 1,020 milliard d'euros, selon le budget ajusté approuvé vendredi.

Pour les années 2022, 2023 et 2024, le déficit attendu tournera à chaque fois autour de 1,25 milliard d'euros, a indiqué le ministre en commission du Parlement, où il présentait les grandes lignes de l'ajustement.

"Ça n'aurait pas de sens d'imprimer une trajectoire de retour à l'équilibre", a-t-il défendu.

À ce rythme, l'endettement de la Fédération se chiffrera à la fin de la législature à "environ 14 milliards d'euros", a précisé M. Daerden. "La dette représentera alors 125% de nos recettes" (contre 88,9% actuellement, ndlr).

Grâce aux taux d'emprunt historiquement bas, la charge de cet endettement croissant devrait toutefois rester soutenable, avec une charge d'intérêts qui restera sous le seuil des 2% des recettes de la FWB, a indiqué M. Daerden.

Devant les députés, celui-ci a dit refuser vouloir s'inscrire dans une quelconque "logique de catastrophisme" pour les finances de la FWB.

Dans l'opposition, le député cdH André Antoine, ancien ministre du Budget de la FWB, s'est montré moins confiant: "Si l'on tient compte de la dette indirecte, on ne sera alors pas loin de 17 milliards d'euros!".

Si les taux d'intérêt sont effectivement bas aujourd'hui, "personne ne sait ce qu'il en sera à l'avenir. Cela pourrait menacer la viabilité (financière) de notre institution, qui est déjà menacée sur le plan politique...", a ajouté le centriste.

Très stable jusque 2008, la dette de la Fédération Wallonie-Bruxelles a doublé au cours des dix années qui ont suivi (2018), et devrait à nouveau doubler au cours de la législature actuelle.

Après 1,9 milliard de déficit en 2020, le déficit pour l'année 2021 atteindra 1,020 milliard d'euros, selon le budget ajusté approuvé vendredi. Pour les années 2022, 2023 et 2024, le déficit attendu tournera à chaque fois autour de 1,25 milliard d'euros, a indiqué le ministre en commission du Parlement, où il présentait les grandes lignes de l'ajustement. "Ça n'aurait pas de sens d'imprimer une trajectoire de retour à l'équilibre", a-t-il défendu. À ce rythme, l'endettement de la Fédération se chiffrera à la fin de la législature à "environ 14 milliards d'euros", a précisé M. Daerden. "La dette représentera alors 125% de nos recettes" (contre 88,9% actuellement, ndlr). Grâce aux taux d'emprunt historiquement bas, la charge de cet endettement croissant devrait toutefois rester soutenable, avec une charge d'intérêts qui restera sous le seuil des 2% des recettes de la FWB, a indiqué M. Daerden. Devant les députés, celui-ci a dit refuser vouloir s'inscrire dans une quelconque "logique de catastrophisme" pour les finances de la FWB. Dans l'opposition, le député cdH André Antoine, ancien ministre du Budget de la FWB, s'est montré moins confiant: "Si l'on tient compte de la dette indirecte, on ne sera alors pas loin de 17 milliards d'euros!". Si les taux d'intérêt sont effectivement bas aujourd'hui, "personne ne sait ce qu'il en sera à l'avenir. Cela pourrait menacer la viabilité (financière) de notre institution, qui est déjà menacée sur le plan politique...", a ajouté le centriste. Très stable jusque 2008, la dette de la Fédération Wallonie-Bruxelles a doublé au cours des dix années qui ont suivi (2018), et devrait à nouveau doubler au cours de la législature actuelle.