La fédération patronale rappelle quelques-unes de ses lignes rouges alors que deux versions de la note ont fuité dans la presse et que des propositions de loi en matière socio-économique ont été déposées à la Chambre.

"Une révision de la loi sur la norme salariale, l'augmentation du salaire minimum horaire à 14 euros ou encore une politique énergétique insuffisamment claire sur le sort du nucléaire et des énergies alternatives sont à (nos) yeux des points sensibles de la note Magnette. Les deux premières mesures impacteraient la compétitivité de nos entreprises et créeraient un très lourd handicap vis-à-vis des pays voisins. Il y va de milliers d'emplois qui pourraient être perdus dans le secteur privé. La troisième mesure mettrait à mal notre sécurité d'approvisionnement et risquerait de provoquer un black-out en 2025", déclare-t-elle dans un communiqué.

"Il est crucial de ne pas compromettre la compétitivité de nos entreprises et de ne pas limiter la flexibilité qui leur est accordée. Ainsi, la suspension de la baisse prévue de l'impôt des sociétés pour les grandes entreprises ou l'extension des systèmes de congé existants, sans réforme du système actuel, sont autant de mesures qui freineraient l'économie et découragent les entreprises au lieu de les soutenir", ajoute-t-elle.

Et de préciser: "De manière plus générale, en ignorant la majeure partie de l'économie qui crée de l'emploi, investit dans la R&D et exporte, cette note d'environ septante pages est incomplète et s'écarte de la bonne direction".

La FEB voit toutefois d'un bon oeil certaines mesures sociales ou écologiques, comme l'augmentation graduelle de la pension à 1.500 euros via l'enveloppe bien-être ou le développement du deuxième pilier.

Il n'y a plus de temps à perdre, estime la Fédération.

"Pour chaque jour qui passe où nous ne mettons pas en place d'instruments à part entière pour assainir nos finances publiques, le coût de cet assainissement ne fera qu'augmenter. Si nous ne parvenons pas à former une 'coalition de volontaires', nous nous dirigeons vers un black-out politique, économique et social", conclut-elle.