"Si l'on suppose que les régions appliquent toutes les mesures annoncées dans leurs plans économiques et financiers, leur déficit se situerait à 2,2% du PIB, soit un dérapage de 0,7% du PIB par rapport au chiffre attendu", Madrid leur ayant fixé un objectif de 1,5%.

Plus grave encore, "si les régions n'appliquent pas les mesures annoncées et maintiennent le rythme de dépense du premier trimestre, leur déficit déraperait à 4% du PIB, soit 2,5% de plus" que l'objectif.

Surtout que les régions espagnoles, qui bénéficient d'un large statut d'autonomie, ont lancé depuis plusieurs semaines un mouvement de fronde, Catalogne et Andalousie en tête, refusant l'austérité imposée par le gouvernement central.

L'étude admet que "2012 est une année très compliquée pour les régions, qui doivent atteindre un déficit de 1,5% du PIB alors qu'elles ont terminé 2011 avec un déficit de 3,34%", étant responsables de 70% du dérapage budgétaire du pays.

Mais "il y a des indices qui amènent à des doutes sérieux sur le degré de respect, par les régions, de leurs plans" de rigueur, estime la Fedea, qui insiste sur le fait que ces collectivités "représentent actuellement la principale menace pour que ne soit pas respecté l'engagement pris auprès de l'UE d'un déficit global à 6,3% du PIB" fin 2012.

Un engagement étroitement surveillé alors que la zone euro a promis à l'Espagne une aide de jusqu'à 100 milliards d'euros pour ses banques, avant un possible sauvetage plus global de son économie, qui pourrait prendre la forme d'une intervention massive de la Banque centrale européenne (BCE) à l'automne, mais en l'échange de strictes conditions pour le pays.

Trends.be avec Belga

"Si l'on suppose que les régions appliquent toutes les mesures annoncées dans leurs plans économiques et financiers, leur déficit se situerait à 2,2% du PIB, soit un dérapage de 0,7% du PIB par rapport au chiffre attendu", Madrid leur ayant fixé un objectif de 1,5%. Plus grave encore, "si les régions n'appliquent pas les mesures annoncées et maintiennent le rythme de dépense du premier trimestre, leur déficit déraperait à 4% du PIB, soit 2,5% de plus" que l'objectif. Surtout que les régions espagnoles, qui bénéficient d'un large statut d'autonomie, ont lancé depuis plusieurs semaines un mouvement de fronde, Catalogne et Andalousie en tête, refusant l'austérité imposée par le gouvernement central. L'étude admet que "2012 est une année très compliquée pour les régions, qui doivent atteindre un déficit de 1,5% du PIB alors qu'elles ont terminé 2011 avec un déficit de 3,34%", étant responsables de 70% du dérapage budgétaire du pays. Mais "il y a des indices qui amènent à des doutes sérieux sur le degré de respect, par les régions, de leurs plans" de rigueur, estime la Fedea, qui insiste sur le fait que ces collectivités "représentent actuellement la principale menace pour que ne soit pas respecté l'engagement pris auprès de l'UE d'un déficit global à 6,3% du PIB" fin 2012. Un engagement étroitement surveillé alors que la zone euro a promis à l'Espagne une aide de jusqu'à 100 milliards d'euros pour ses banques, avant un possible sauvetage plus global de son économie, qui pourrait prendre la forme d'une intervention massive de la Banque centrale européenne (BCE) à l'automne, mais en l'échange de strictes conditions pour le pays.Trends.be avec Belga