Les représentants des treize membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs dix alliés via l'accord Opep+ ont convenu "d'ajuster leur niveau total de production de 400.000 barils par jour pour le mois de mars", a annoncé l'Opep dans un communiqué à l'issue d'une brève réunion, dont le résultat était largement anticipé.

Cette stratégie graduelle, renouvelée de mois en mois, a été entamée au printemps 2021 à la faveur du redressement de la demande, après des coupes drastiques pour faire face à la pandémie de Covid-19.

L'Opep+ n'a jamais dévié de sa ligne malgré les appels à l'automne de la Maison Blanche à desserrer davantage le robinet d'or noir afin de calmer la flambée des cours.

Depuis la dernière réunion de l'organisation, le prix du baril de West Texas Intermediate (WTI) a grimpé de plus de 17% et celui du Brent de plus de 14%, les deux références du brut atteignant en janvier des sommets inédits depuis plus de sept ans.

Mercredi vers 13H30 GMT, les prix du pétrole étaient en hausse, le WTI frôlant la barre symbolique des 90 dollars et le Brent évoluant au-dessus.

Même si l'augmentation annoncée est une nouvelle fois modeste, le marché craint "que l'Opep+ ne soit pas en mesure" d'atteindre ses objectifs de production, a commenté Bjornar Tonhaugen, analyste chez Rystad Energy.

"Un certain nombre de pays, comme l'Angola et le Nigeria, ne sont tout simplement pas en mesure d'augmenter davantage leur production", confirme Carsten Fritsch de Commerzbank, et les autres États ne souhaitent pas combler l'écart.

En décembre, le volume total de l'Opep+ n'a augmenté que de 90.000 barils par jour, bien loin de l'objectif fixé à 400.000 barils, selon une enquête de l'agence Bloomberg.

Pour Louise Dickson, de Rystad Energy, l'alliance des 23 détient pourtant la clé pour équilibrer "un marché pétrolier en mal d'offre" et stopper la surchauffe des prix.

"La seule solution à court terme devra être pilotée par l'Arabie saoudite, le producteur qui dispose de la plus grande capacité de réserve", souligne-t-elle.

Le marché est en outre dopé par de fortes tensions géopolitiques qui impliquent des mastodontes de la production et de l'exportation d'or noir - la Russie, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Et font planer des menaces sur l'approvisionnement.

Les Émirats arabes unis ont encore intercepté lundi un missile balistique lancé par les rebelles Houthis du Yémen, la dernière attaque en date contre ce pays du Golfe qui fait partie d'une coalition militaire dirigée par Ryad.

Mais c'est une autre escalade qui occupe tous les esprits: les tensions sont au plus haut entre Moscou et les Occidentaux au sujet de l'Ukraine, près de laquelle la Russie a massé des dizaines de milliers de soldats et des armements lourds.

"Tant que la situation s'aggrave, cette crise ne peut que continuer à faire monter" les prix, estime pour l'AFP Neil Wilson, de Markets.com.

Les représentants des treize membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs dix alliés via l'accord Opep+ ont convenu "d'ajuster leur niveau total de production de 400.000 barils par jour pour le mois de mars", a annoncé l'Opep dans un communiqué à l'issue d'une brève réunion, dont le résultat était largement anticipé. Cette stratégie graduelle, renouvelée de mois en mois, a été entamée au printemps 2021 à la faveur du redressement de la demande, après des coupes drastiques pour faire face à la pandémie de Covid-19.L'Opep+ n'a jamais dévié de sa ligne malgré les appels à l'automne de la Maison Blanche à desserrer davantage le robinet d'or noir afin de calmer la flambée des cours. Depuis la dernière réunion de l'organisation, le prix du baril de West Texas Intermediate (WTI) a grimpé de plus de 17% et celui du Brent de plus de 14%, les deux références du brut atteignant en janvier des sommets inédits depuis plus de sept ans. Mercredi vers 13H30 GMT, les prix du pétrole étaient en hausse, le WTI frôlant la barre symbolique des 90 dollars et le Brent évoluant au-dessus. Même si l'augmentation annoncée est une nouvelle fois modeste, le marché craint "que l'Opep+ ne soit pas en mesure" d'atteindre ses objectifs de production, a commenté Bjornar Tonhaugen, analyste chez Rystad Energy. "Un certain nombre de pays, comme l'Angola et le Nigeria, ne sont tout simplement pas en mesure d'augmenter davantage leur production", confirme Carsten Fritsch de Commerzbank, et les autres États ne souhaitent pas combler l'écart. En décembre, le volume total de l'Opep+ n'a augmenté que de 90.000 barils par jour, bien loin de l'objectif fixé à 400.000 barils, selon une enquête de l'agence Bloomberg. Pour Louise Dickson, de Rystad Energy, l'alliance des 23 détient pourtant la clé pour équilibrer "un marché pétrolier en mal d'offre" et stopper la surchauffe des prix. "La seule solution à court terme devra être pilotée par l'Arabie saoudite, le producteur qui dispose de la plus grande capacité de réserve", souligne-t-elle.Le marché est en outre dopé par de fortes tensions géopolitiques qui impliquent des mastodontes de la production et de l'exportation d'or noir - la Russie, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Et font planer des menaces sur l'approvisionnement. Les Émirats arabes unis ont encore intercepté lundi un missile balistique lancé par les rebelles Houthis du Yémen, la dernière attaque en date contre ce pays du Golfe qui fait partie d'une coalition militaire dirigée par Ryad. Mais c'est une autre escalade qui occupe tous les esprits: les tensions sont au plus haut entre Moscou et les Occidentaux au sujet de l'Ukraine, près de laquelle la Russie a massé des dizaines de milliers de soldats et des armements lourds. "Tant que la situation s'aggrave, cette crise ne peut que continuer à faire monter" les prix, estime pour l'AFP Neil Wilson, de Markets.com.