En demandant que la question du nucléaire soit tranchée rapidement, Electrabel pousse notamment dans le sens d'un maintien en activité des deux réacteurs les plus récents, Doel 4 et Tihange 3, après 2025.

La loi prévoit que les sept réacteurs nucléaires belges doivent être arrêtés d'ici 2025, mais en l'absence de capacités de remplacement, le pays pourrait manquer d'électricité. Le gouvernement étudie un mécanisme de soutien pour de nouvelles centrales au gaz, mais il n'est pas certain qu'il sera prêt à temps.

La direction d'Electrabel, aux côtés du président de la maison-mère Engie Jean-Pierre Clamadieu, sollicite un entretien avec la Première ministre dès que la crise du coronavirus sera sous contrôle. Electrabel met ainsi la pression et rappelle sa date butoir: la fin de cette année. Si ce délai n'est pas respecté, il estime qu'il ne serait plus possible de réaliser dans les temps les investissements nécessaires pour prolonger la vie des centrales.

"Bad timing", a répliqué sèchement la Première ministre Sophie Wilmès, interrogée sur Bel-RTL.

"Et s'ils ne comprennent pas l'anglais, je leur dirai que ce n'est vraiment pas le moment de parler de cela, d'autant plus que je comprends que les décisions doivent être prises avant la fin de l'année. Balancer cela en pleine crise du coronavirus, je pense qu'il y avait plus adéquat comme démarche à faire", a déploré la cheffe du gouvernement.

En demandant que la question du nucléaire soit tranchée rapidement, Electrabel pousse notamment dans le sens d'un maintien en activité des deux réacteurs les plus récents, Doel 4 et Tihange 3, après 2025. La loi prévoit que les sept réacteurs nucléaires belges doivent être arrêtés d'ici 2025, mais en l'absence de capacités de remplacement, le pays pourrait manquer d'électricité. Le gouvernement étudie un mécanisme de soutien pour de nouvelles centrales au gaz, mais il n'est pas certain qu'il sera prêt à temps. La direction d'Electrabel, aux côtés du président de la maison-mère Engie Jean-Pierre Clamadieu, sollicite un entretien avec la Première ministre dès que la crise du coronavirus sera sous contrôle. Electrabel met ainsi la pression et rappelle sa date butoir: la fin de cette année. Si ce délai n'est pas respecté, il estime qu'il ne serait plus possible de réaliser dans les temps les investissements nécessaires pour prolonger la vie des centrales. "Bad timing", a répliqué sèchement la Première ministre Sophie Wilmès, interrogée sur Bel-RTL. "Et s'ils ne comprennent pas l'anglais, je leur dirai que ce n'est vraiment pas le moment de parler de cela, d'autant plus que je comprends que les décisions doivent être prises avant la fin de l'année. Balancer cela en pleine crise du coronavirus, je pense qu'il y avait plus adéquat comme démarche à faire", a déploré la cheffe du gouvernement.