Le parti nationaliste perd en effet huit sièges tant à la Chambre qu'au Parlement flamand. Mais est-ce vraiment une défaite ? Pour répondre à cette question, il faut observer les objectifs poursuivis par la N-VA. Bart De Wever avait affiché son souhait de prendre la présidence du gouvernement flamand. La N-VA demeure de loin le premier parti au Parlement flamand, elle est en mesure de réunir la coalition régionale de son choix et elle pourrait même s'offrir le petit plaisir de renvoyer dans l'opposition le CD&V (qui tombe à 15% en Flandre, son minimum historique). Seul bémol, même en invitant le Vlaams Belang (VB) - ce qui demeure heureusement très improbable - la N-VA ne pourra pas se contenter d'une bipartite, plus simple...