Concrètement, la proposition prévoit que ce 'droit à une deuxième chance' pour les salariés, via l'octroi des allocations de chômage, puisse s'exercer au maximum trois fois durant la carrière professionnelle moyennant un suivi et un parcours spécifiques des services de l'emploi et de la formation (Forem, Actiris et VDAB).

"Aujourd'hui, le salarié qui démissionne se retrouve littéralement puni de vouloir changer le cours de sa vie professionnelle. Cela ne correspond plus au marché du travail du 21e siècle. Il est donc temps de faire évoluer nos législations en la matière", a commenté le député fédéral Ecolo Gilles Vanden Burre, à l'origine de la proposition de loi.

"Nous souhaitons donner à chacun la possibilité de se réorienter, de changer de métier ou de lancer son entreprise sans être puni par le système. Avec tous les impacts positifs que cela aura sur l'émancipation personnelle, le bien-être au travail et la mobilité professionnelle, des enjeux fondamentaux de notre époque", a-t-il ajouté en soulignant que cette mesure pourrait également "répondre en partie aux défis liés aux métiers en pénurie".