"Nous émergerons encore plus forts de ces turbulences", a déclaré Berat Albayrak lors d'une téléconférence avec plusieurs centaines d'investisseurs étrangers, selon des propos rapportés par la télévision d'Etat TRT. "Il n'y a pas de plan du FMI. (...) Nous nous concentrons sur les investissements directs de l'étranger", a ajouté le ministre, qui est le gendre du président Recep Tayyip Erdogan.

Ces déclarations surviennent alors que la Turquie traverse une crise monétaire avec l'effondrement de sa monnaie, la livre, qui a perdu quelque 40% de valeur face au dollar et à l'euro depuis le début de l'année. La débâcle s'est accélérée la semaine dernière, sur fond de crise diplomatique avec les Etats-Unis. M. Albayrak a assuré que le système bancaire turc était "solide", et promis que son gouvernement procéderait à des réformes structurelles, que les marchés réclament depuis des années.

Il s'est également fixé deux priorités: combattre l'inflation, qui a atteint près de 16% en glissement annuel en juillet, et imposer la discipline budgétaire. Ces déclarations ont, semble-t-il, été accueillies de manière positive par les marchés. La livre turque, qui reprend des couleurs depuis trois jours, avait gagné à 14H00 GMT plus de 3% en valeur face au dollar par rapport à la séance précédente. Malgré le rebond de la livre de ces derniers jours, les économistes restent préoccupés par la dispute entre Ankara et Washington, liée notamment à la détention d'un pasteur américain en Turquie, et par la mainmise de M. Erdogan sur l'économie.

Les marchés ont sévèrement sanctionné le refus de la banque centrale de relever ses taux d'intérêt le mois dernier, en dépit de la chute de la livre et de l'inflation galopante. M. Erdogan, partisan de la croissance à tout prix, s'y oppose fermement.

"Nous émergerons encore plus forts de ces turbulences", a déclaré Berat Albayrak lors d'une téléconférence avec plusieurs centaines d'investisseurs étrangers, selon des propos rapportés par la télévision d'Etat TRT. "Il n'y a pas de plan du FMI. (...) Nous nous concentrons sur les investissements directs de l'étranger", a ajouté le ministre, qui est le gendre du président Recep Tayyip Erdogan. Ces déclarations surviennent alors que la Turquie traverse une crise monétaire avec l'effondrement de sa monnaie, la livre, qui a perdu quelque 40% de valeur face au dollar et à l'euro depuis le début de l'année. La débâcle s'est accélérée la semaine dernière, sur fond de crise diplomatique avec les Etats-Unis. M. Albayrak a assuré que le système bancaire turc était "solide", et promis que son gouvernement procéderait à des réformes structurelles, que les marchés réclament depuis des années. Il s'est également fixé deux priorités: combattre l'inflation, qui a atteint près de 16% en glissement annuel en juillet, et imposer la discipline budgétaire. Ces déclarations ont, semble-t-il, été accueillies de manière positive par les marchés. La livre turque, qui reprend des couleurs depuis trois jours, avait gagné à 14H00 GMT plus de 3% en valeur face au dollar par rapport à la séance précédente. Malgré le rebond de la livre de ces derniers jours, les économistes restent préoccupés par la dispute entre Ankara et Washington, liée notamment à la détention d'un pasteur américain en Turquie, et par la mainmise de M. Erdogan sur l'économie. Les marchés ont sévèrement sanctionné le refus de la banque centrale de relever ses taux d'intérêt le mois dernier, en dépit de la chute de la livre et de l'inflation galopante. M. Erdogan, partisan de la croissance à tout prix, s'y oppose fermement.