Le comité monétaire de l'institution a, sans surprise, laissé inchangés ses taux directeurs, dans une fourchette comprise entre 0 et 0,25%, à l'issue d'une réunion de deux jours démarrée au lendemain de l'élection présidentielle américaine dont on ne connaît toujours pas le nom du vainqueur entre Donald Trump et Joe Biden. Ces taux directeurs vont rester à ce niveau bas jusqu'à ce que le marché du travail se redresse, a assuré l'institution.

La Fed les avait abaissés au minimum en mars, lorsque la pandémie de Covid-19 avait mis un brutal coup d'arrêt à la première économie du monde, afin de rendre le crédit peu cher et ainsi de soutenir la consommation. "La voie (de rétablissement) de l'économie va dépendre de façon importante de l'évolution du virus. La crise sanitaire en cours va continuer de peser sur l'activité économique, l'emploi et l'inflation à court terme et va poser des risques considérabes aux perspectives de croissance sur le moyen terme", a averti jeudi l'institution. Elle a par conséquent promis de mettre en oeuvre tout son arsenal de mesures pour soutenir l'économie, mais n'a, comme cela était attendu, annoncé aucune nouvelle action spécifique.

Le communiqué était ainsi mot pour mot identique à celui de sa dernière réunion monétaire à l'exception du fait qu'elle a observé que l'activité économique et l'emploi ont "continué à s'améliorer" contre "sont repartis de l'avant" en septembre. Autre changement mineur: les conditions financières "demeurent accommodantes", a indiqué la Fed, contre "se sont améliorées" précédemment. Elle va accroître ses achats de bons du Trésor et de produits financiers adossés à des prêts immobiliers (MBS) "au moins au rythme actuel pour maintenir le bon fonctionnement du marché et aider à favoriser des conditions financières accommodantes, soutenant ainsi le flux de crédit aux ménages et aux entreprises".

Cette déclaration vise avant tout à rassurer les marchés en assurant de son soutien sans faille à l'économie américaine en cas de dégradation inexorable de la conjoncture. La Fed a déjà déployé un arsenal de mesures notamment pour soutenir la consommation et s'assurer que les banques commerciales ne laissent pas tomber les petites entreprises, qui jouent un rôle important dans le tissu économique et social local.

"Niveaux bien inférieurs"

De façon générale, l'économie américaine n'est pas en grande forme: après avoir fortement rebondi à la fin du printemps et au début de l'été grâce à la réouverture de certains Etats, l'activité est de nouveau en perte de vitesse. "L'activité économique et l'emploi se sont redressés mais restent bien inférieurs à leurs niveaux du début de l'année", a commenté la Réserve fédérale.

Au total, 21,5 millions de personnes touchaient une aide face au chômage ou à la perte de revenus mi-octobre, selon les dernières données disponibles, soit 15 fois plus que l'an passé à la même période. Le taux de chômage d'octobre, attendu vendredi, ne devrait que peu baisser par rapport aux 7,9% de septembre.

Le plan de relance historique de 2.200 milliards de dollars voté fin mars, rallongé de 500 milliards en avril, a largement permis de limiter les dégâts au printemps et en été.Il a soutenu la consommation et empêché des millions de foyers de tomber dans la pauvreté et des petites entreprises de faire faillite. Mais des milliers de PME sont désormais confrontées à des difficultés de trésorerie et certains secteurs, comme le tourisme, le transport aérien ou la restauration, sont aux abois.

Le tableau pourrait encore se noircir car des millions de chômeurs arrivent en fin de droits et un nouveau plan de relance, sous la forme d'aides aux ménages et aux PME, repoussé à après l'élection, apparaît compliqué, si le Congrès reste divisé à l'issue des élections avec les démocrates majoritaires à la Chambre des représentants et les républicains contrôlant le Sénat. Le président républicain du Sénat a toutefois assuré que ce sujet devait être une "priorité" après l'élection.

Election présidentielle

La Réserve fédérale, très attachée à son indépendance vis à vis du pouvoir politique, s'est bien gardée de commenter l'élection présidentielle dont le résultat était indécis jeudi soir vers 19H45 GMT.

Au cours de son mandat, Donald Trump avait mis à mal la tradition d'indépendance de la puissante Banque centrale, et n'avait eu de cesse de s'immiscer dans sa politique monétaire en réclamant des baisses de taux. Jerome Powell avait pourtant été nommé à la tête de la Fed en 2018, sur proposition de Donald Trump.

Le comité monétaire de l'institution a, sans surprise, laissé inchangés ses taux directeurs, dans une fourchette comprise entre 0 et 0,25%, à l'issue d'une réunion de deux jours démarrée au lendemain de l'élection présidentielle américaine dont on ne connaît toujours pas le nom du vainqueur entre Donald Trump et Joe Biden. Ces taux directeurs vont rester à ce niveau bas jusqu'à ce que le marché du travail se redresse, a assuré l'institution. La Fed les avait abaissés au minimum en mars, lorsque la pandémie de Covid-19 avait mis un brutal coup d'arrêt à la première économie du monde, afin de rendre le crédit peu cher et ainsi de soutenir la consommation. "La voie (de rétablissement) de l'économie va dépendre de façon importante de l'évolution du virus. La crise sanitaire en cours va continuer de peser sur l'activité économique, l'emploi et l'inflation à court terme et va poser des risques considérabes aux perspectives de croissance sur le moyen terme", a averti jeudi l'institution. Elle a par conséquent promis de mettre en oeuvre tout son arsenal de mesures pour soutenir l'économie, mais n'a, comme cela était attendu, annoncé aucune nouvelle action spécifique.Le communiqué était ainsi mot pour mot identique à celui de sa dernière réunion monétaire à l'exception du fait qu'elle a observé que l'activité économique et l'emploi ont "continué à s'améliorer" contre "sont repartis de l'avant" en septembre. Autre changement mineur: les conditions financières "demeurent accommodantes", a indiqué la Fed, contre "se sont améliorées" précédemment. Elle va accroître ses achats de bons du Trésor et de produits financiers adossés à des prêts immobiliers (MBS) "au moins au rythme actuel pour maintenir le bon fonctionnement du marché et aider à favoriser des conditions financières accommodantes, soutenant ainsi le flux de crédit aux ménages et aux entreprises".Cette déclaration vise avant tout à rassurer les marchés en assurant de son soutien sans faille à l'économie américaine en cas de dégradation inexorable de la conjoncture. La Fed a déjà déployé un arsenal de mesures notamment pour soutenir la consommation et s'assurer que les banques commerciales ne laissent pas tomber les petites entreprises, qui jouent un rôle important dans le tissu économique et social local.De façon générale, l'économie américaine n'est pas en grande forme: après avoir fortement rebondi à la fin du printemps et au début de l'été grâce à la réouverture de certains Etats, l'activité est de nouveau en perte de vitesse. "L'activité économique et l'emploi se sont redressés mais restent bien inférieurs à leurs niveaux du début de l'année", a commenté la Réserve fédérale.Au total, 21,5 millions de personnes touchaient une aide face au chômage ou à la perte de revenus mi-octobre, selon les dernières données disponibles, soit 15 fois plus que l'an passé à la même période. Le taux de chômage d'octobre, attendu vendredi, ne devrait que peu baisser par rapport aux 7,9% de septembre.Le plan de relance historique de 2.200 milliards de dollars voté fin mars, rallongé de 500 milliards en avril, a largement permis de limiter les dégâts au printemps et en été.Il a soutenu la consommation et empêché des millions de foyers de tomber dans la pauvreté et des petites entreprises de faire faillite. Mais des milliers de PME sont désormais confrontées à des difficultés de trésorerie et certains secteurs, comme le tourisme, le transport aérien ou la restauration, sont aux abois.Le tableau pourrait encore se noircir car des millions de chômeurs arrivent en fin de droits et un nouveau plan de relance, sous la forme d'aides aux ménages et aux PME, repoussé à après l'élection, apparaît compliqué, si le Congrès reste divisé à l'issue des élections avec les démocrates majoritaires à la Chambre des représentants et les républicains contrôlant le Sénat. Le président républicain du Sénat a toutefois assuré que ce sujet devait être une "priorité" après l'élection.La Réserve fédérale, très attachée à son indépendance vis à vis du pouvoir politique, s'est bien gardée de commenter l'élection présidentielle dont le résultat était indécis jeudi soir vers 19H45 GMT.Au cours de son mandat, Donald Trump avait mis à mal la tradition d'indépendance de la puissante Banque centrale, et n'avait eu de cesse de s'immiscer dans sa politique monétaire en réclamant des baisses de taux. Jerome Powell avait pourtant été nommé à la tête de la Fed en 2018, sur proposition de Donald Trump.