"Les organisations syndicales du secteur des entreprises de travail adapté sont scandalisées par le dernier arrêté ministériel du gouvernement fédéral, sorti ce vendredi 3 avril en fin de journée. En effet, nous y apprenons que ce secteur d'activités, qui regroupe près de 32.000 travailleurs handicapés en Belgique, est désormais considéré comme un secteur crucial", s'étonnent les syndicats chrétien et socialiste.

"Ceci veut dire que toutes les activités exercées dans ce secteur, y compris celles qui sont non-essentielles actuellement, peuvent continuer sans que les mesures de distanciation physique ne soient respectées. Cette décision est irresponsable et dangereuse car elle met des milliers de travailleurs potentiellement en danger, alors qu'il s'agit de personnes dont l'état de santé est déjà souvent fragilisé au départ et dont les capacités de compréhension face aux risques encourus ne sont pas toujours présentes", poursuivent les syndicats.

Pour la CSC et la FGTB, certaines des 133 entreprises du secteur peuvent, certes, être considérées comme essentielles, car elles sont actives dans le conditionnement alimentaire ou le matériel médical, "mais ça n'est pas le cas pour la très grande majorité de ces activités". Une nuance qui "doit absolument être entendue par le gouvernement", jugent-ils.

Le préavis de grève est en vigueur avec effet immédiat et le restera jusqu'à la fin de la période de confinement. "Ceci permettra aux travailleurs qui seraient amenés à devoir reprendre le travail de se protéger en restant confinés à leur domicile. Des actions d'arrêt de travail dans les entreprises où l'activité continuait depuis le début de la crise ne sont également pas à exclure", avertissent les syndicats.

"Les organisations syndicales du secteur des entreprises de travail adapté sont scandalisées par le dernier arrêté ministériel du gouvernement fédéral, sorti ce vendredi 3 avril en fin de journée. En effet, nous y apprenons que ce secteur d'activités, qui regroupe près de 32.000 travailleurs handicapés en Belgique, est désormais considéré comme un secteur crucial", s'étonnent les syndicats chrétien et socialiste. "Ceci veut dire que toutes les activités exercées dans ce secteur, y compris celles qui sont non-essentielles actuellement, peuvent continuer sans que les mesures de distanciation physique ne soient respectées. Cette décision est irresponsable et dangereuse car elle met des milliers de travailleurs potentiellement en danger, alors qu'il s'agit de personnes dont l'état de santé est déjà souvent fragilisé au départ et dont les capacités de compréhension face aux risques encourus ne sont pas toujours présentes", poursuivent les syndicats. Pour la CSC et la FGTB, certaines des 133 entreprises du secteur peuvent, certes, être considérées comme essentielles, car elles sont actives dans le conditionnement alimentaire ou le matériel médical, "mais ça n'est pas le cas pour la très grande majorité de ces activités". Une nuance qui "doit absolument être entendue par le gouvernement", jugent-ils. Le préavis de grève est en vigueur avec effet immédiat et le restera jusqu'à la fin de la période de confinement. "Ceci permettra aux travailleurs qui seraient amenés à devoir reprendre le travail de se protéger en restant confinés à leur domicile. Des actions d'arrêt de travail dans les entreprises où l'activité continuait depuis le début de la crise ne sont également pas à exclure", avertissent les syndicats.