Lors d'une conférence de presse en marge d'une réunion à Bruxelles, il était interrogé sur la flexibilité budgétaire récemment souhaitée par des pays comme l'Italie ou le Portugal.

"Il ne s'agit pas d'ouvrir des négociations bilatérales (entre Bruxelles et chaque pays qui voudrait déroger aux règles, ndlr), il faut rester dans les règles qu'on a définies, c'est important pour la crédibilité de chacun", a répondu Emmanuel Macron.

Mais, a-t-il ajouté, "je pense important qu'au niveau européen, on redéfinisse (...) ce qu'est une bonne politique budgétaire européenne".

Et d'enchaîner: "Je pense que nous faisons fausse route sur la politique budgétaire commune, qu'elle est beaucoup trop restrictive dans le contexte (économique) qui est le nôtre. Nous avons une politique budgétaire, aujourd'hui en consolidé, de type déflationniste, donc elle est mauvaise".

Il a cité le cas de la France, forcée de "faire des efforts, légitimes", "comme d'autres", pour se conformer aux exigences du Pacte de stabilité et de croissance notamment sur l'amélioration du déficit structurel (hors effets de conjoncture), et il a appelé, globalement, à davantage de souplesse.

"Notre politique budgétaire, en même temps que la politique prudentielle, bancaire, assurantielle, doit être plus expansionniste, c'est un débat à avoir en commun, à 28, et non pour chaque pays", a-t-il conclu.

Début février, dans ses prévisions économiques d'hiver, la Commission européenne avait réitéré son scepticisme sur la capacité de la France à ramener sous la barre des 3% du Produit intérieur brut son déficit public en 2017.

Après un déficit attendu à 3,4% du PIB en 2016, la Commission table pour 2017 sur un chiffre de 3,2% qui ne serait toujours pas conforme aux exigences. La France avait obtenu en 2015 un délai supplémentaire de deux ans pour tenir l'engagement. Le 4 février, par la voix du ministre des Finances Michel Sapin, elle avait réaffirmé que cet engagement serait tenu en 2017.

Lors d'une conférence de presse en marge d'une réunion à Bruxelles, il était interrogé sur la flexibilité budgétaire récemment souhaitée par des pays comme l'Italie ou le Portugal."Il ne s'agit pas d'ouvrir des négociations bilatérales (entre Bruxelles et chaque pays qui voudrait déroger aux règles, ndlr), il faut rester dans les règles qu'on a définies, c'est important pour la crédibilité de chacun", a répondu Emmanuel Macron.Mais, a-t-il ajouté, "je pense important qu'au niveau européen, on redéfinisse (...) ce qu'est une bonne politique budgétaire européenne".Et d'enchaîner: "Je pense que nous faisons fausse route sur la politique budgétaire commune, qu'elle est beaucoup trop restrictive dans le contexte (économique) qui est le nôtre. Nous avons une politique budgétaire, aujourd'hui en consolidé, de type déflationniste, donc elle est mauvaise".Il a cité le cas de la France, forcée de "faire des efforts, légitimes", "comme d'autres", pour se conformer aux exigences du Pacte de stabilité et de croissance notamment sur l'amélioration du déficit structurel (hors effets de conjoncture), et il a appelé, globalement, à davantage de souplesse."Notre politique budgétaire, en même temps que la politique prudentielle, bancaire, assurantielle, doit être plus expansionniste, c'est un débat à avoir en commun, à 28, et non pour chaque pays", a-t-il conclu.Début février, dans ses prévisions économiques d'hiver, la Commission européenne avait réitéré son scepticisme sur la capacité de la France à ramener sous la barre des 3% du Produit intérieur brut son déficit public en 2017.Après un déficit attendu à 3,4% du PIB en 2016, la Commission table pour 2017 sur un chiffre de 3,2% qui ne serait toujours pas conforme aux exigences. La France avait obtenu en 2015 un délai supplémentaire de deux ans pour tenir l'engagement. Le 4 février, par la voix du ministre des Finances Michel Sapin, elle avait réaffirmé que cet engagement serait tenu en 2017.