"Ces règles sont les mêmes pour chaque Etat, car notre avenir est lié", a dit M. Le Maire, juste avant une réunion des ministres des Finances de la zone euro à Luxembourg, quatre jours après la décision de Rome d'avoir un déficit plus élevé que ce que le précédent gouvernement italien avait promis initialement.

M. Le Maire a toutefois affirmé "ne vouloir donner de leçons à personne". "Je ne suis pas là pour faire une évaluation du budget italien. La Commission européenne est responsable pour évaluer le budget italien", a-t-il ajouté.

"Nous devons aller pas à pas. D'abord, nous avons besoin d'une évaluation claire du budget italien de la part de la Commission européenne", a-t-il poursuivi.

La Commission européenne, qui devra examiner ce projet à partir du 15 octobre, a d'ores et déjà jugé qu'il lui paraissait "hors des clous".

Le nouveau gouvernement italien a proposé jeudi soir d'établir à 2,4% du produit intérieur brut (PIB) le déficit public pour les trois prochaines années, contre les 0,8% que le précédent gouvernement, de centre gauche, s'était engagé à maintenir.

Cette annonce a provoqué l'irritation de Bruxelles et l'inquiétude des marchés.