Tout en soulignant préférer quitter l'UE avec un accord, le dirigeant conservateur, qui a pris ses fonctions mercredi après la démission de Theresa May, a annoncé qu'il avait demandé jeudi à Michael Gove, chancelier du duché de Lancastre, une fonction prestigieuse au sein du gouvernement, de faire des préparatifs pour un "no deal" sa "priorité absolue".

"L'accord de retrait a été rejeté trois fois (...) Ses termes sont inacceptables pour ce parlement et ce pays", a assuré M. Johnson, réclamant "l'abolition du filet de sécurité" irlandais.

Cette solution, dite de dernier recours, est destinée à éviter le retour de contrôles à la frontière entre la province britannique d'Irlande du Nord et sa voisine la République d'Irlande après le Brexit.

"Le ministre des Finances a confirmé que tous les fonds nécessaires seront mis à disposition" pour gérer une sortie sans accord, a-t-il ajouté.

"Nous sommes prêts à négocier, en toute bonne foi, une alternative" à l'accord conclu en novembre dernier, après 17 mois de négociations, a affirmé Boris Johnson, tout en répétant vouloir quitter l'UE d'ici le 31 octobre, nouvelle date butoir fixée après le report par deux fois du Brexit initialement prévu le 29 mars.

"Il y a d'autres arrangements possibles", a-t-il continué, appelant l'UE à "revoir" son opposition à rouvrir les négociations sur l'accord de divorce.