M. Van de Cloot a calculé qu'une crise politique pourrait faire grimper la différence entre les obligations d'Etat allemandes et belges de 8 à 10 points de base. "Si nous devions à nouveau ajouter 8 points de base en raison de la crise politique, cela nous coûtera immédiatement plus de 50 millions d'euros", explique l'économiste.

"Une nouvelle crise politique dans notre pays pourrait l'amener au bord du gouffre", ajoute-t-il. "Dans cette ère post-Lehman Brothers, les marchés financiers sont en mesure de semer la panique générale en Belgique."

L'expert se demande si la Belgique peut se permettre aujourd'hui une telle crise politique. "S'il s'avérait qu'une autorité solide était mise sur pied dans un futur proche, alors, un tel scénario ne devrait pas se produire. Nous devons toutefois bien nous rendre compte que les marchés financiers sont maniacodépresifs quant à la dette de l'Etat et pourraient rapidement passer d'un calme apparent à une panique généralisée avec des primes de risque de circonstance. En d'autres termes, un pays a plutôt intérêt à se tenir, dans la mesure du possible, à l'écart des colonnes de la presse mondiale."

Trends.be avec Belga

M. Van de Cloot a calculé qu'une crise politique pourrait faire grimper la différence entre les obligations d'Etat allemandes et belges de 8 à 10 points de base. "Si nous devions à nouveau ajouter 8 points de base en raison de la crise politique, cela nous coûtera immédiatement plus de 50 millions d'euros", explique l'économiste. "Une nouvelle crise politique dans notre pays pourrait l'amener au bord du gouffre", ajoute-t-il. "Dans cette ère post-Lehman Brothers, les marchés financiers sont en mesure de semer la panique générale en Belgique." L'expert se demande si la Belgique peut se permettre aujourd'hui une telle crise politique. "S'il s'avérait qu'une autorité solide était mise sur pied dans un futur proche, alors, un tel scénario ne devrait pas se produire. Nous devons toutefois bien nous rendre compte que les marchés financiers sont maniacodépresifs quant à la dette de l'Etat et pourraient rapidement passer d'un calme apparent à une panique généralisée avec des primes de risque de circonstance. En d'autres termes, un pays a plutôt intérêt à se tenir, dans la mesure du possible, à l'écart des colonnes de la presse mondiale." Trends.be avec Belga