Les entreprises situées à Bruxelles utiliseront nettement moins de bureaux à l'avenir, anticipe BECI. Les chefs d'entreprise s'attendent à une baisse de 9% par employé d'ici 5 ans en termes d'espace de bureau, selon une enquête réalisée avec l'Economic Risk Management Group. C'est à Bruxelles que la diminution attendue est la plus forte: -22%, contre -6% en Flandre et -4% en Wallonie.

"Il faudra trouver des solutions pour la réhabilitation des immeubles de bureaux", explique Ischa Lambrechts, coordinateur business innovation chez BECI. "Les entreprises semblent quitter les communes décentrées de l'agglomération bruxelloise. Il y en aura toujours dans les quartiers du centre-ville, mais nous constatons que la crise du coronavirus les a incitées à transformer leurs espaces de bureaux. Elles ont dès lors besoin de moins de surfaces."

BECI souhaite diversifier le parc immobilier, viser des infrastructures de lieux de travail innovantes et rendre les quartiers multifonctionnels. Bruxelles doit répondre au risque de voir les espaces vides se multiplier et vise une occupation de 90% sur 10 ans.

Diversifier le parc immobilier

De plus, 48% des employeurs bruxellois ont constaté un changement dans les habitudes de mobilité de leurs collaborateurs depuis le confinement au printemps 2020. Sept entreprises sur 10 se déclarent prêtes à changer leurs modes de déplacement entre le domicile et le lieu de travail.

BECI veut donc promouvoir la multimodalité urbaine en combinaison avec les nouvelles organisations de travail. C'est pourquoi The WorkLAB lance le programme "OK Mobility", un assistant mobilité et un programme d'accompagnement longue durée qui permet de découvrir les solutions de mobilité à Bruxelles.

La chambre du commerce entend également exploiter davantage l'adoption accélérée de la technologie "pour bâtir une économie bruxelloise pérenne et renforcer le personnel qualifié". Un tiers des start-ups technologiques de Belgique est en effet situé à Bruxelles. La digitalisation nécessite de nouveaux profils et donc une formation permanente, justifie l'organisation.

Des infrastructures de lieux de travail innovantes

Il s'agit aussi de développer le travail à distance en prenant en compte les enjeux de bien-être du personnel, avec un équilibre visant une proportion de 60% de temps au bureau, 20% de travail à domicile et 20% ailleurs.

Près d'une entreprise sur trois (28%) interrogée dans le cadre du baromètre politique de BECI voit dans le télétravail un des grands défis de leur gestion du personnel, indique le CEO de BECI, Olivier Willocx. "86% des employeurs interrogés ne voient aucune objection à ce que le télétravail ou les heures de travail flexibles soient facilités à long terme."

"Les confinements ont totalement bousculé nos habitudes de travail et de mobilité. Le télétravail est désormais incontournable, il est important que nos entreprises disposent des outils nécessaires pour en faire un succès", conclut la ministre bruxelloise de la Mobilité, Elke Van den Brandt (Groen).

Les entreprises situées à Bruxelles utiliseront nettement moins de bureaux à l'avenir, anticipe BECI. Les chefs d'entreprise s'attendent à une baisse de 9% par employé d'ici 5 ans en termes d'espace de bureau, selon une enquête réalisée avec l'Economic Risk Management Group. C'est à Bruxelles que la diminution attendue est la plus forte: -22%, contre -6% en Flandre et -4% en Wallonie. "Il faudra trouver des solutions pour la réhabilitation des immeubles de bureaux", explique Ischa Lambrechts, coordinateur business innovation chez BECI. "Les entreprises semblent quitter les communes décentrées de l'agglomération bruxelloise. Il y en aura toujours dans les quartiers du centre-ville, mais nous constatons que la crise du coronavirus les a incitées à transformer leurs espaces de bureaux. Elles ont dès lors besoin de moins de surfaces." BECI souhaite diversifier le parc immobilier, viser des infrastructures de lieux de travail innovantes et rendre les quartiers multifonctionnels. Bruxelles doit répondre au risque de voir les espaces vides se multiplier et vise une occupation de 90% sur 10 ans. Diversifier le parc immobilier De plus, 48% des employeurs bruxellois ont constaté un changement dans les habitudes de mobilité de leurs collaborateurs depuis le confinement au printemps 2020. Sept entreprises sur 10 se déclarent prêtes à changer leurs modes de déplacement entre le domicile et le lieu de travail. BECI veut donc promouvoir la multimodalité urbaine en combinaison avec les nouvelles organisations de travail. C'est pourquoi The WorkLAB lance le programme "OK Mobility", un assistant mobilité et un programme d'accompagnement longue durée qui permet de découvrir les solutions de mobilité à Bruxelles. La chambre du commerce entend également exploiter davantage l'adoption accélérée de la technologie "pour bâtir une économie bruxelloise pérenne et renforcer le personnel qualifié". Un tiers des start-ups technologiques de Belgique est en effet situé à Bruxelles. La digitalisation nécessite de nouveaux profils et donc une formation permanente, justifie l'organisation.Des infrastructures de lieux de travail innovantes Il s'agit aussi de développer le travail à distance en prenant en compte les enjeux de bien-être du personnel, avec un équilibre visant une proportion de 60% de temps au bureau, 20% de travail à domicile et 20% ailleurs. Près d'une entreprise sur trois (28%) interrogée dans le cadre du baromètre politique de BECI voit dans le télétravail un des grands défis de leur gestion du personnel, indique le CEO de BECI, Olivier Willocx. "86% des employeurs interrogés ne voient aucune objection à ce que le télétravail ou les heures de travail flexibles soient facilités à long terme." "Les confinements ont totalement bousculé nos habitudes de travail et de mobilité. Le télétravail est désormais incontournable, il est important que nos entreprises disposent des outils nécessaires pour en faire un succès", conclut la ministre bruxelloise de la Mobilité, Elke Van den Brandt (Groen).