Le président Donald Trump s'est immédiatement auto-congratulé de cette baisse surprise, saluant sur Twitter un "rapport sur l'emploi vraiment génial. Grand président Trump (je plaisante mais c'est vrai)!". Il a annoncé une conférence de presse consacrée à cette bonne nouvelle à 14H00 GMT.

Le taux de chômage est retombé à 13,3% en mai, alors que les analystes les plus pessimistes le voyaient frôler les 20%, en raison de la pandémie de coronavirus, selon les données publiées vendredi par le département du Travail.

En seulement deux mois, ce taux avait grimpé comme jamais, passant de 3,5% en février, son niveau le plus faible depuis 50 ans, à 14,7% en avril, son plus haut depuis 80 ans.

En mai, 2,5 millions d'emplois ont été créés, quand les analystes attendaient 8,5 millions d'emplois détruits.

Les réouvertures de commerces et restaurants qui ont commencé dans certains Etats au mois de mai, ont permis à la première économie mondiale de se redresser.

La situation de l'emploi s'est ainsi améliorée dans les secteurs des loisirs et de l'hôtellerie, dans la construction, l'éducation et les services de santé, ainsi que dans le commerce de détail. En revanche, elle s'est détériorée dans l'administration.

Aux Etats-Unis, ce sont chacun des 50 Etats qui composent le pays qui décident de la marche à suivre pour permettre aux commerces, restaurants, écoles, entreprises, de reprendre leur activité.

Ils entament progressivement leur reprise, depuis plusieurs semaines déjà pour certains comme le Texas ou la Géorgie.

- Manifestations -

La situation de l'emploi devrait continuer à s'améliorer, car les Américains qui s'inscrivent au chômage sont chaque semaine un peu moins nombreux que la précédente.

Ils étaient moins de deux millions la semaine passée, pour la première fois depuis que la crise du Covid-19 a frappé de plein fouet l'économie du pays mi-mars. Cela reste toutefois dix fois plus élevé qu'avant la pandémie.

"Au cours de la même semaine l'an passé, 220.000 demandes avaient été déposées", relève ainsi l'économiste indépendant Joel Naroff.

Le PIB de la première économie mondiale pourrait chuter de 20 ou 30% en rythme annuel au deuxième trimestre, après avoir reculé de 4,8% sur les trois premiers mois de l'année.

Mais tous les yeux sont désormais tournés vers les manifestations qui secouent le pays depuis la mort, il y a dix jours, de George Floyd, un homme noir asphyxié par un policier blanc.

Donald Trump fait face à une vive contestation pour sa gestion de ce mouvement qui prend une ampleur historique.

Car les manifestations ont mis en lumière les inégalités qui touchent les Afro-Américains, et sont exacerbées par la crise du Covid-19.

Ainsi, la baisse du chômage en mai a concerné les populations blanches et hispaniques (qui ont enregistré des taux de chômage respectivement en baisse de 1,8 point à 12,4% et de 1,3 point à 17,6%).

Les travailleurs noirs et asiatiques ont, eux, continué à voir le chômage grimper, respectivement de 0,1 point à 16,8% et 0,5 point à 15%.

En raison de "la longue histoire d'exclusion raciale, de discrimination et d'inégalités, il y a dans chaque famille (Afro-Américaine), moins de personnes actives, et des revenus et une épargne disponible plus faibles que chez les travailleurs blancs", selon une étude menée par Valerie Wilson et Elise Gould de l'Economic Policy Institute, publiée lundi.

Les liquidités disponibles chez les familles blanches (49.529 dollars) est, en moyenne, plus de cinq fois plus élevé que chez les familles noires (8.762 dollars), relèvent ces économistes.

Elles indiquent également qu'en 2018, "le revenu médian des ménages blancs était de 70% plus élevé que pour les ménages noirs (70.642 dollars contre 41.692 dollars)".

Le président Donald Trump s'est immédiatement auto-congratulé de cette baisse surprise, saluant sur Twitter un "rapport sur l'emploi vraiment génial. Grand président Trump (je plaisante mais c'est vrai)!". Il a annoncé une conférence de presse consacrée à cette bonne nouvelle à 14H00 GMT.Le taux de chômage est retombé à 13,3% en mai, alors que les analystes les plus pessimistes le voyaient frôler les 20%, en raison de la pandémie de coronavirus, selon les données publiées vendredi par le département du Travail.En seulement deux mois, ce taux avait grimpé comme jamais, passant de 3,5% en février, son niveau le plus faible depuis 50 ans, à 14,7% en avril, son plus haut depuis 80 ans.En mai, 2,5 millions d'emplois ont été créés, quand les analystes attendaient 8,5 millions d'emplois détruits.Les réouvertures de commerces et restaurants qui ont commencé dans certains Etats au mois de mai, ont permis à la première économie mondiale de se redresser.La situation de l'emploi s'est ainsi améliorée dans les secteurs des loisirs et de l'hôtellerie, dans la construction, l'éducation et les services de santé, ainsi que dans le commerce de détail. En revanche, elle s'est détériorée dans l'administration.Aux Etats-Unis, ce sont chacun des 50 Etats qui composent le pays qui décident de la marche à suivre pour permettre aux commerces, restaurants, écoles, entreprises, de reprendre leur activité.Ils entament progressivement leur reprise, depuis plusieurs semaines déjà pour certains comme le Texas ou la Géorgie.- Manifestations -La situation de l'emploi devrait continuer à s'améliorer, car les Américains qui s'inscrivent au chômage sont chaque semaine un peu moins nombreux que la précédente.Ils étaient moins de deux millions la semaine passée, pour la première fois depuis que la crise du Covid-19 a frappé de plein fouet l'économie du pays mi-mars. Cela reste toutefois dix fois plus élevé qu'avant la pandémie."Au cours de la même semaine l'an passé, 220.000 demandes avaient été déposées", relève ainsi l'économiste indépendant Joel Naroff. Le PIB de la première économie mondiale pourrait chuter de 20 ou 30% en rythme annuel au deuxième trimestre, après avoir reculé de 4,8% sur les trois premiers mois de l'année.Mais tous les yeux sont désormais tournés vers les manifestations qui secouent le pays depuis la mort, il y a dix jours, de George Floyd, un homme noir asphyxié par un policier blanc.Donald Trump fait face à une vive contestation pour sa gestion de ce mouvement qui prend une ampleur historique.Car les manifestations ont mis en lumière les inégalités qui touchent les Afro-Américains, et sont exacerbées par la crise du Covid-19.Ainsi, la baisse du chômage en mai a concerné les populations blanches et hispaniques (qui ont enregistré des taux de chômage respectivement en baisse de 1,8 point à 12,4% et de 1,3 point à 17,6%).Les travailleurs noirs et asiatiques ont, eux, continué à voir le chômage grimper, respectivement de 0,1 point à 16,8% et 0,5 point à 15%.En raison de "la longue histoire d'exclusion raciale, de discrimination et d'inégalités, il y a dans chaque famille (Afro-Américaine), moins de personnes actives, et des revenus et une épargne disponible plus faibles que chez les travailleurs blancs", selon une étude menée par Valerie Wilson et Elise Gould de l'Economic Policy Institute, publiée lundi.Les liquidités disponibles chez les familles blanches (49.529 dollars) est, en moyenne, plus de cinq fois plus élevé que chez les familles noires (8.762 dollars), relèvent ces économistes.Elles indiquent également qu'en 2018, "le revenu médian des ménages blancs était de 70% plus élevé que pour les ménages noirs (70.642 dollars contre 41.692 dollars)".