"La présidente de la Commission", Ursula von der Leyen, "a volontairement ou non attaqué l'unité européenne", a-t-il déclaré dans une interview à la radio. "J'ai dit oui aux cinq premiers paquets de sanctions, mais nous avons clairement signifié dès le début qu'il y avait une ligne rouge: l'embargo sur l'énergie. Ils ont franchi cette ligne (...), il y a un moment où il faut dire stop", a-t-il ajouté.

La Hongrie avait déjà dit mercredi son opposition au projet d'embargo "dans sa forme actuelle", et M. Orban, proche avant l'invasion du président russe Vladimir Poutine, enfonce le clou. "Il faut une décision unanime, tant que la question hongroise ne sera pas résolue, il n'y aura pas de oui de la Hongrie", a-t-il insisté, sans vouloir utiliser le mot de "veto". "La proposition a été renvoyée à l'expéditeur, à Madame la Présidente pour qu'elle la retravaille, nous attendons une nouvelle proposition", a ajouté le dirigeant.

L'unanimité des 27 est impérative pour l'adoption de sanctions par l'UE. Elle a été obtenue pour les cinq précédentes séries de sanctions. La Commission préconise dans son 6e paquet de sanctions "une interdiction de tout le pétrole russe, brut et raffiné, transporté par mer et par oléoduc" pour fin 2022.

Selon Viktor Orban, les Européens avaient acté "le droit souverain de chaque pays sur son mix énergétique", la Hongrie étant dépendante à 65% du pétrole russe. Un embargo "équivaudrait à une bombe nucléaire larguée sur l'économie hongroise", a lancé vendredi le Premier ministre, habitué aux bras de fer avec ses partenaires européens depuis douze ans.

La dérogation prévue pour son pays jusqu'à fin 2023 par la Commission n'est à ses yeux nullement satisfaisante, "la transformation totale du système hongrois de transport et d'approvisionnement en énergie" nécessitant "cinq ans" et s'avérant très coûteuse à mettre en oeuvre. "Nous n'irons nulle part avec une exemption d'un an et demi", a-t-il tranché, précisant que Budapest accepeterait la proposition si le pétrole brut livré par pipelines était exclu du train de mesures.

M. Orban a également protesté contre l'inclusion dans le train de sanctions du chef de l'Eglise orthodoxe russe, le patriarche Kirill, soutien affiché à l'offensive. "Nous ne permettrons pas aux dirigeants d'églises d'être mis sur une liste de sanctions", a-t-il dit.

"La présidente de la Commission", Ursula von der Leyen, "a volontairement ou non attaqué l'unité européenne", a-t-il déclaré dans une interview à la radio. "J'ai dit oui aux cinq premiers paquets de sanctions, mais nous avons clairement signifié dès le début qu'il y avait une ligne rouge: l'embargo sur l'énergie. Ils ont franchi cette ligne (...), il y a un moment où il faut dire stop", a-t-il ajouté.La Hongrie avait déjà dit mercredi son opposition au projet d'embargo "dans sa forme actuelle", et M. Orban, proche avant l'invasion du président russe Vladimir Poutine, enfonce le clou. "Il faut une décision unanime, tant que la question hongroise ne sera pas résolue, il n'y aura pas de oui de la Hongrie", a-t-il insisté, sans vouloir utiliser le mot de "veto". "La proposition a été renvoyée à l'expéditeur, à Madame la Présidente pour qu'elle la retravaille, nous attendons une nouvelle proposition", a ajouté le dirigeant. L'unanimité des 27 est impérative pour l'adoption de sanctions par l'UE. Elle a été obtenue pour les cinq précédentes séries de sanctions. La Commission préconise dans son 6e paquet de sanctions "une interdiction de tout le pétrole russe, brut et raffiné, transporté par mer et par oléoduc" pour fin 2022.Selon Viktor Orban, les Européens avaient acté "le droit souverain de chaque pays sur son mix énergétique", la Hongrie étant dépendante à 65% du pétrole russe. Un embargo "équivaudrait à une bombe nucléaire larguée sur l'économie hongroise", a lancé vendredi le Premier ministre, habitué aux bras de fer avec ses partenaires européens depuis douze ans. La dérogation prévue pour son pays jusqu'à fin 2023 par la Commission n'est à ses yeux nullement satisfaisante, "la transformation totale du système hongrois de transport et d'approvisionnement en énergie" nécessitant "cinq ans" et s'avérant très coûteuse à mettre en oeuvre. "Nous n'irons nulle part avec une exemption d'un an et demi", a-t-il tranché, précisant que Budapest accepeterait la proposition si le pétrole brut livré par pipelines était exclu du train de mesures. M. Orban a également protesté contre l'inclusion dans le train de sanctions du chef de l'Eglise orthodoxe russe, le patriarche Kirill, soutien affiché à l'offensive. "Nous ne permettrons pas aux dirigeants d'églises d'être mis sur une liste de sanctions", a-t-il dit.