David Duchi est convaincu qu'il n'y aura plus de krach spectaculaire des prix pétroliers. "La levée des sanctions était déjà annoncée il y a six mois, elle est donc déjà en grande partie inclue dans les calculs actuels du prix du pétrole", explique-t-il. Selon l'analyste, les prix peuvent encore baisser à court terme, "mais avant la fin de l'année, nous devrions à nouveau payer davantage à la pompe".
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David Duchi est convaincu qu'il n'y aura plus de krach spectaculaire des prix pétroliers. "La levée des sanctions était déjà annoncée il y a six mois, elle est donc déjà en grande partie inclue dans les calculs actuels du prix du pétrole", explique-t-il. Selon l'analyste, les prix peuvent encore baisser à court terme, "mais avant la fin de l'année, nous devrions à nouveau payer davantage à la pompe".Réduction de la production de pétrole"Pour commencer, l'Iran va probablement exporter moins que prévu", déclare Duchi. Téhéran vise 500.000 barils supplémentaires par jour et 1 million à la fin de l'année. Selon lui, cela se situera plutôt autour des 600.000 barils supplémentaires par jour d'ici 2017. "Le pays a peu investi au cours des dernières années et travaille avec des chantiers pétroliers vétustes. La production pétrolière iranienne était en mode de survie. C'est pourquoi la production pourrait redémarrer moins rapidement."De plus, il prévoit également que la production dans d'autres pays diminuera sensiblement, ce qui compensera la hausse de la production en Iran. "La production de pétrole en Russie se détériorera rapidement", selon Duchi. "Moscou a mis sur pied au cours des dernières années un certain nombre de nouveaux projets, qui atteindront d'ici peu leur point culminant." La production pétrolière aux Etats-Unis et dans les pays en dehors de l'OPEP diminuera également. "A cause du krach pétrolier, ils peuvent moins investir et la production diminuera."Prix en hausse à la pompeL'analyste ne nourrit aucune crainte au sujet de l'Arabie Saoudite. Selon lui, ce pays ne fermera pas le robinet de pétrole, mais il n'est pas non plus en état d'offrir encore davantage d'or noir sur le marché mondial. "Ils ne sont plus capables de produire beaucoup plus, ils flirtent maintenant avec le maximum." Il souligne qu'il n'y a pas beaucoup de réserves pour augmenter la production. "Si un problème géopolitique se présente, les réserves seront épuisées."Duchi s'attend à ce que d'ici la fin de l'année, la demande et l'offre soient en équilibre, de telle manière à ce que les prix à la pompe grimperont à nouveau. La demande augmentera notamment à cause des prix plancher du pétrole. A court terme aussi, il reste réaliste. "Il n'y a plus beaucoup de latitude pour faire diminuer les prix à la pompe en Belgique. Cela vient du fait que les trois-quarts du prix des produits pétroliers belges sont constitués de taxes." Le cours dollar-euro est également déterminant pour les prix de l'essence, du diesel et du pétrole dans notre pays.