"Nous nous sommes assurés que nous n'aurons aucun produit arrivant dans l'Union européenne depuis les pays du Mercosur qui ne soit pas conforme aux normes alimentaires de l'UE" ainsi qu'à "l'ambition climatique et environnementale" de celle-ci, a déclaré M. Hogan à son arrivée à Bruxelles pour une réunion des ministres de l'Agriculture des 28.

L'annonce fin juin d'un accord de libre-échange entre l'UE et le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay), après 20 ans de tractations, a immédiatement provoqué une levée de boucliers, en particulier au sein du secteur agricole.

La question a été inscrite à l'agenda des ministres de l'Agriculture lundi afin de présenter cet accord politique, qui doit encore être soumis à une longue procédure de ratification au sein de l'Union.

"C'est l'occasion de présenter ce qu'il y a exactement dans l'accord, parce qu'il y a beaucoup d'informations erronées et de faits mal à propos en relation avec le contenu de l'accord", a souligné M. Hogan.

Plusieurs pays européens ont affiché leur prudence, voire leurs doutes sur cet accord, notamment les grands pays agricoles comme la France, l'Irlande ou la Pologne.

Les producteurs de boeuf sont en première ligne de la contestation. Plusieurs milliers d'entre eux ont manifesté la semaine dernière à Dublin.

"J'espère que nos agriculteurs liront le document avec attention (...), qu'ils verront que dans le contexte d'une longue négociation, où il y a eu bien sûr des gains importants pour l'industrie, nous avons aussi réduit notre niveau de concessions sur l'agriculture", a-t-il ajouté.

Le commissaire a insisté sur l'imposition de quotas pour certains produits agricoles comme le boeuf, le sucre ou la volaille et les contrôles sanitaires qui se poursuivront comme il en existe actuellement. Par exemple, l'UE continuera de décider quels abattoirs sont autorisés à exporter, a-t-il expliqué.