"Si nous cherchons à le faire en 2019, comme la Commission le suggère, cela ne sera pas soutenu par la majorité des Etats membres", a déclaré Norbert Hofer lors d'une réunion informelle avec ses homologues européens à Graz. L'Autriche assure la présidence de l'UE jusqu'à la fin de l'année.

Si la plupart des pays s'accordent sur le principe de la fin du changement d'heure, le faire dès l'an prochain semble trop ambitieux, selon lui.

"Dans certains domaines, des préparations techniques seront nécessaires. Par exemple, le secteur des compagnies aériennes nous dit qu'il leur faut au moins 18 mois pour se préparer", a assuré le ministre autrichien.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a présenté en septembre aux eurodéputés sa proposition de supprimer les deux changements d'heure annuels.

Les Etats membres seront libres de rester soit à l'heure d'été, soit à l'heure d'hiver, puisque cela est de leur compétence. Cette proposition doit désormais être adoptée par le Parlement européen et le Conseil de l'UE (l'instance regroupant les Etats membres) pour devenir effective.

La Commission européenne demande aux pays de l'UE de transmettre leur choix d'ici la fin avril 2019 au plus tard. Si le calendrier proposé par Bruxelles est respecté, le changement d'heure du 31 mars 2019 serait ainsi le dernier passage obligatoire à l'heure d'été.

"Nous devons faire attention à ne pas nous retrouver avec un patchwork de fuseaux horaires", a mis en garde Norbert Hofer, qui espère trouver "le consensus le plus large possible" lors de la réunion de Graz.