Boris Dilliès, 44 ans, est tombé très jeune dans la marmite libérale. Affiliation à 15 ans, première campagne à 21 ans et premier mandat de conseiller communal à 25 ans. En 2005, il devient échevin des Finances et en 2014, il est élu au Parlement bruxellois. Entre-temps, Boris Dilliès, diplômé en relations publiques, a travaillé dans des cabinets ministériels (quand le MR siégeait au gouvernement bruxellois), pour les éditions Wolters Kluwer et comme directeur de la communication du Cercle de Lorraine.

Je quitte mon poste de député bruxellois et je serai bourgmestre d'Uccle à 100 %

Aux dernières élections communales, Boris Dilliès avait réalisé le troisième score de la liste MR, derrière Armand De Decker et Didier Reynders. Sa popularité, il la doit à un tempérament chaleureux, à son dynamisme dans l'animation de la ville et à des initiatives originales comme cette idée de célébrer les mariages dans un parc ! " Le défi de Boris sera de sortir de cette image d'amuseur et de montrer qu'il est aussi un homme de dossier, confie Valentine Delwart, secrétaire générale du MR et l'une de ses collègues à Uccle. Je suis convaincue qu'il réussira. Il est échevin des Finances depuis 10 ans. Ce n'est pas spécialement le poste le plus drôle ! "

Il y a quelques mois, Boris Dilliès avait sorti un petit livre intitulé Bruxelles, non peut-être pour contribuer à donner une image réjouissante et ambitieuse de la capitale. Il y évoquait, à travers une série d'interviews, les rôles économiques, culturels, festifs et, bien entendu, européens de Bruxelles. A l'heure du décumul, le monde politique devra peut-être s'habituer à ces bourgmestres dont la vision et l'engagement dépassent quelque peu les limites communales...