Google, SpaceX et la Nasa ne veulent plus de Zoom. Décriée pour ses failles de sécurité, l'application de vidéoconférence n'inspire plus confiance. Ces dernières semaines, les limites de la plateforme ont été étalées au grand jour. Des experts en sécurité informatique ont découvert que des adresses e-mail, des adresses I...

Google, SpaceX et la Nasa ne veulent plus de Zoom. Décriée pour ses failles de sécurité, l'application de vidéoconférence n'inspire plus confiance. Ces dernières semaines, les limites de la plateforme ont été étalées au grand jour. Des experts en sécurité informatique ont découvert que des adresses e-mail, des adresses IP et des données de géolocalisation d'utilisateurs étaient non protégées et accessibles aux organisateurs d'une conversation. Un bug a permis à des pirates informatiques de mettre des conférences sur écoute. Des hackers se sont servis des faiblesses de l'application pour s'immiscer dans des conversations privées ou pour y diffuser des contenus pornographiques - une pratique qui a reçu le nom de Zoombombing. Le respect de la vie privée de ses utilisateurs n'est pas non plus le fort de la plateforme. Avant de changer ses conditions d'utilisation, Zoom se permettait d'espionner les conversations à des fins de marketing. Une enquête du site internet Vice a dévoilé que Zoom transférait les données personnelles de ses utilisateurs à Facebook, sans leur demander leur consentement, et ce, même s'ils n'étaient pas membres de Facebook. Le CEO de l'entreprise a reconnu ne pas avoir été " à la hauteur des attentes ". " Nous n'avons pas créé notre produit en imaginant qu'en l'espace de quelques semaines, les habitants du monde entier seraient en train d'étudier, travailler et socialiser depuis chez eux ", explique-t-il sur son blog. En décembre dernier, Zoom était utilisé par 10 millions de personnes. Au dernier décompte, l'application comptait 200 millions d'utilisateurs actifs !