Le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles propose une soirée Rumba Lumumba via une vingtaine d'artistes célébrant une musique chérie par le premier Premier ministre de l'indépendance congolaise (Patrice Lumumba, 1925-1961), devenu martyr puis héros national. La rumba au Congo, c'est comme Brel c...

Le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles propose une soirée Rumba Lumumba via une vingtaine d'artistes célébrant une musique chérie par le premier Premier ministre de l'indépendance congolaise (Patrice Lumumba, 1925-1961), devenu martyr puis héros national. La rumba au Congo, c'est comme Brel chez les Belges : difficile à séparer de l'identité nationale qu'elle irrigue tout naturellement depuis des décennies. Groove dansant, la rumba est aussi le fruit d'un aller-retour entre l'Afrique et les Caraïbes, via la colonisation. Dans les années 1930 et 1940, la radio Congo belge de Léopoldville diffusait des groupes cubains d'un genre alors baptisé " son", héritier des rythmes de la Sierra Madre pratiqués par des paysans aux origines bantoues, et donc d'Afrique noire. Cette musique va séduire le Congo et incarner le genre " soukous", bientôt rebaptisé rumba, immensément populaire via des interprètes comme les défunts Franco ou Tabu Ley Rochereau. Au Bozar, cette délivrance du corps, hypnotique et funky, sera incarnée de façon intemporelle par les chanteurs Sam Mangwana, Bumba Massa, Nyboma Canta et une panoplie d'instrumentistes prêts à secouer la salle Henry Le Boeuf qui n'aurait pu que difficilement imaginer pareille célébration du Congo belge... Avec aussi des possibilités de restauration typique : manioc, bananes plantains et tilapias sont à consommer sur place, dès 18h30.