A Nannine, Wow a finalement évité le naufrage. Composé de trois sociétés (Wow Company, Wow Technology et Win Tech), ce groupe industriel avait déposé le bilan il y a un mois à peine, laissant une centaine d'employés sur le carreau. A l'époque, le verdict était d'autant plus difficile à admettre pour les travailleurs que la belge Wow Company pouvait se targuer d'être leader mondial dans la fabrication de boules à vagues...

A Nannine, Wow a finalement évité le naufrage. Composé de trois sociétés (Wow Company, Wow Technology et Win Tech), ce groupe industriel avait déposé le bilan il y a un mois à peine, laissant une centaine d'employés sur le carreau. A l'époque, le verdict était d'autant plus difficile à admettre pour les travailleurs que la belge Wow Company pouvait se targuer d'être leader mondial dans la fabrication de boules à vagues, à la fois pour les parcs de loisirs aquatiques et les centres d'entraînement d'entreprises actives en haute mer. Malheureusement, cette pépite wallonne s'était aussi portée garante, au niveau bancaire, des deux autres sociétés du groupe namurois beaucoup moins performantes en termes de résultats et les activités déficitaires de Wow Technology (spécialisée dans la conception d'équipements automatisés) avaient donc fait sombrer toute la structure. Mais le sauvetage s'est organisé. Une dizaine de repreneurs se sont en effet manifestés dès le prononcé de la faillite et le groupe Sapristix fut un temps pressenti pour remettre à flot les activités de Wow. C'est toutefois l'entreprise liégeoise Citius - elle aussi active dans les solutions automatisées - qui a repris le groupe namurois la semaine dernière pour 1,4 million d'euros. Selon nos informations, Citius devrait conserver les sociétés Wow Technology et Win Tech - pour les rapatrier à moyen terme dans son siège à Herstal - et revendre ensuite les activités de Wow Company (les boules à vagues) à Daniel Iannello, fondateur et directeur d'ID-Concept, une autre PME liégeoise spécialisée dans le conseil aux entreprises. Pour le personnel de Wow, la pilule reste malgré tout amère : seul un tiers des 94 employés du groupe namurois sont repris dans la transaction. Ils en ont été informés lundi et commencent leur nouvelle aventure professionnelle ce jeudi 1er juin. " On a sauvé les meubles plutôt que de maintenir le groupe en l'état ", regrettent aujourd'hui les curateurs. Hautement qualifiée, une partie du personnel licencié de Wow a toutefois déjà été débauchée par d'autres entreprises de la région. Frédéric Brébant