Jusqu'au 12 septembre, la Centrale For Contemporary Arts, voisine de l'église Sainte-Catherine, présente Bxl Universel II: Multipli.city, seconde édition d'un événement qui s'était déjà déroulé en 2016. Soit un "projet d'exposition forum dessiné comme un patchwork de singularités et de parcours, à travers les propositions d'artistes qui ont élu domicile à Bruxelles". Onze artistes donc, mais un lien commun assez flottant puis...

Jusqu'au 12 septembre, la Centrale For Contemporary Arts, voisine de l'église Sainte-Catherine, présente Bxl Universel II: Multipli.city, seconde édition d'un événement qui s'était déjà déroulé en 2016. Soit un "projet d'exposition forum dessiné comme un patchwork de singularités et de parcours, à travers les propositions d'artistes qui ont élu domicile à Bruxelles". Onze artistes donc, mais un lien commun assez flottant puisque dans cette expo, la présence de la ville semble au mieux fantomatique. Qu'importe: la multiplicité artistique de la capitale a pour vertu de produire des inspirations et oeuvres très diverses. Sauf qu'ici, le souci viendrait plutôt du déséquilibre entre ce qui semble palpable, organique et questionnant, et la pauvreté de certaines propositions. On retient néanmoins le pastel gras et acrylique sur papier d'Aleksandra Chaushova et l'impressionnant et fun Arbre à Palabres tout en crochet, broderie et bois de Stephan Goldrajch. A un quart d'heure en voiture, le Wiels forestois varie également les plaisirs avec une offre multiple. D'abord le travail de Jacqueline de Jong, artiste néerlandaise (1939) dont le style très marqué par CoBrA nous paraît inutilement criard. On glisse donc rapidement vers les deux niveaux de l'ex-brasserie consacrés à l'expo collective Regenerate, présentée comme une "vision actuelle à la fois joyeuse, critique, prudente et optimiste". Soit une petite vingtaine de propositions d'artistes dont, une nouvelle fois, l'ADN commun ne tranche pas par son évidence. On y remarque néanmoins les splendides toiles oniriques et vaporeuses du Français Corentin Grossmann et la tapisserie de la Brésilienne Elen Braga, qui donne à voir et à toucher... même si cette dernière option n'est pas autorisée. Reste l'attraction principale du Wiels, jusqu'au 15 août: la pièce intégralement consacrée à la jeune Liégeoise Eva L'Hoest ( photo). Entre trois sculptures et une installation vidéo, cette plasticienne à peine trentenaire réussit l'équation idéale entre surprise, inventivité, onirisme et poésie. Un brillant travail, dont on reparlera, c'est sûr.