L'un des effets indirects du covid est une forme de démocratisation de la culture: les organisations locales (plutôt celles subsidiées) offrent parfois des représentations à titre gracieux, histoire d'encourager le retour des spectateurs, de les rassurer aussi face ...

L'un des effets indirects du covid est une forme de démocratisation de la culture: les organisations locales (plutôt celles subsidiées) offrent parfois des représentations à titre gracieux, histoire d'encourager le retour des spectateurs, de les rassurer aussi face aux rassemblements plus ou moins massifs. L'Eden, l'un des pôles carolos en la matière, a concocté un programme globalement orienté vers le jeune public, du jeudi 16 septembre au dimanche 19. A quatre reprises, à 10 heures du matin, se présente L'Ilôt, mix de spectacles, d'installations et d'animations destinés aux kids. Toujours dans une option jeune public, le samedi 18, à raison de deux représentations en matinée et après-midi, Tiébélé, est une intéressante proposition théâtrale sous forme de conte mêlant sonorités roots et gestes paysans. Soit deux actrices qui explorent les racines africaines, notamment via la musique et ce merveilleux instrument qu'est le n'goni, guitare à cordes pincées d'origine malienne. Charleroi, Berlin du 21e siècle? Peut-être pas vraiment, même si les choses changent et que la cité se dégage peu à peu d'un passé industriel pesant. On peut le vérifier ce dimanche 19 via l'expo Vouloir habiter où la photographe Marie-Noëlle Dailly organise une visite des nouveaux logements au pied des terrils carolos.