Bien avant le récent "retour du féminisme", le festival Voix de Femmes donnait la parole et la scène à cette moitié de l'humanité. Il y a 30 ans, l'initiative liégeoise inaugurait une formule enrichie au fil du temps: musique, théâtre, ateliers, danse, arts plastiques, rencontre...

Bien avant le récent "retour du féminisme", le festival Voix de Femmes donnait la parole et la scène à cette moitié de l'humanité. Il y a 30 ans, l'initiative liégeoise inaugurait une formule enrichie au fil du temps: musique, théâtre, ateliers, danse, arts plastiques, rencontres. Cette année, Voix de Femmes a choisi comme thème Dis/continuer, manière de perpétuer ses valeurs sans les endormir. Notamment les polyphonies vocales, tradition du festival qui s'incarne dans le concert d'Hysterrae, honorant le chant, celui qui voyage en dehors des contingences politiques, de l'Iran à Naples (15 octobre). Le lendemain et le jour suivant, la théorie musicale est à l'honneur avec un débat sur le présent et le futur de la world music, que l'on peut d'ailleurs apprécier via les cordes de la Palestinienne Christine Zayed (17 octobre). Le festival, c'est aussi du féminisme à 360°, notamment via Mémoires vives, performance-rencontre où l'on note la présence de la charismatique Lisette Lombé, une slameuse et poétesse belge aux racines congolaises (28 octobre). En catégorie un rien plus "ultra" , le festival propose Ma soeur, mon amour, "cantique électro-gouine" ( sic) (30 octobre) ou encore Raising The Roof, un après-midi cinéma où seront abordés tous les thèmes des espaces lesbiens, trans et queer dans nos sociétés actuelles (30 octobre).