Si quelqu'un connaît les arcanes politiques du pays, c'est lui. Dynamique et avenant quinquagénaire, Vincent Houssiau, 54 ans, est un diplomate qui, depuis une décennie, hante les cabinets de la rue de la Loi. Et la rumeur, lancée fin de l'an dernier par nos confrères de Het Laatste Nieuws, se confirme : il aurait été désigné pour remplacer le baron Frans Van Daele en tant que chef de cabinet du Roi. Il devrait prendre ses fonctions en ju...

Si quelqu'un connaît les arcanes politiques du pays, c'est lui. Dynamique et avenant quinquagénaire, Vincent Houssiau, 54 ans, est un diplomate qui, depuis une décennie, hante les cabinets de la rue de la Loi. Et la rumeur, lancée fin de l'an dernier par nos confrères de Het Laatste Nieuws, se confirme : il aurait été désigné pour remplacer le baron Frans Van Daele en tant que chef de cabinet du Roi. Il devrait prendre ses fonctions en juillet, lorsque son prédécesseur partira à la retraite. Vincent Houssiau a le profil ad hoc. A l'instar des Jacques van Yperseele ou du baron Frans Van Daele, il appartient à la famille démocrate chrétienne qui a donné de nombreux chefs de cabinet à la maison royale. Francophone de langue maternelle mais parfait bilingue, il hante les cabinets CD&V depuis des années. Il a fait partie des équipes des Premiers ministres Herman Van Rompuy et Yves Leterme. Il a dirigé le cabinet de Steven Vanackere quand ce dernier était ministre des Affaires étrangères et il était encore chef de cabinet adjoint quand Steven Vanackere est devenu ministre des Finances. Actuellement, il dirige le cabinet du ministre de la Justice Koen Geens. Chef de cabinet du Roi est une fonction bien particulière, qui consiste à guider le souverain dans la constitution d'un agenda équilibré, mais qui revêt une importance bien plus grande lors des élections législatives puisque c'est le Roi qui, à l'issue du scrutin, nomme un informateur puis un formateur de gouvernement. A la maison royale, on reste de marbre devant ces bruits de couloirs. " Le Palais royal n'a pas communiqué sur un départ du chef de cabinet du Roi et n'est pas en mesure de confirmer le contenu de récents articles de presse à ce propos ", note Pierre-Emmanuel De Bauw, qui dirige la communication du Palais. Il ajoute que quoi qu'il en soit, cette nomination est le fait du souverain lui-même : " Le Roi choisit et nomme lui-même ses collaborateurs. " Même s'il est admis, comme le soulignait le chef de cabinet du roi Baudouin, André Molitor, que " pour les principaux d'entre eux, le Roi doive demander au gouvernement s'il n'a pas d'objection ". Mais apparemment, le gouvernement Michel n'en a pas. PIERRE-HENRI THOMAS